Santé : l'assurance maladie veut faire des économies

Le logo de la Sécurité sociale à l'entrée d'une Caisse primaire d'assurance maladie[AFP/Archives]

L'Assurance maladie propose mardi des pistes pour limiter le coût de certaines dépenses de santé comme la chirurgie des prothèses du genou, des hernies et des varices dans un rapport dont devrait s'inspirer le gouvernement pour boucler son budget 2013.

Ce document dévoilé par la presse et intitulé "charges et produits" sera suivi d'une deuxième partie attendue mi-juillet comportant des propositions d'économies au gouvernement.

Premières dépenses visées: les prothèses du genou liées à une arthrose. Elles ont concerné 80.000 patients en 2010 et ont augmenté de 50% en dix ans, souligne l'assurance maladie. Ces soins représentent 1,143 milliard d'euros remboursés par l'assurance maladie.

Or, par rapport à l'Allemagne ou à la Suède, la France utilise moins un certain type de prothèses dites "cimentées", 25% moins chères que les autres.

Résultat, le coût moyen d'une prothèse atteint 1.780 euros en France contre 1.495 en Allemagne.

Le rapport évoque aussi les hernies inguinales et crurales (132.000 patients en 2010) pour lesquelles la chirurgie ambulatoire (sans hébergement à l'hôpital) "reste relativement moins développée en France que dans d'autres pays".

Pourtant, chaque séjour en ambulatoire représenterait un gain de 370 euros pour l'assurance maladie.

Le rapport souligne aussi que le traitement chirurgical des varices entraîne des arrêts de travail de 26 jours, contre 16 recommandés. "L'adoption de nouvelles techniques (radiofréquence, laser, etc.) permettrait de réduire la durée d'arrêt de travail à 7 jours environ", estime l'assurance maladie.

Et la chirurgie ambulatoire est "insuffisamment développée en moyenne en France": 67% contre 80% en Suède et 85% au Royaume-Uni. Le coût moyen d'un séjour en ambulatoire est inférieur de 100 euros au coût d'une hospitalisation complète.

L'assurance maladie évoque aussi des pistes d'économies pour le cancer colorectal et le cancer de la prostate, dont le taux de dépistage, non recommandé, est trop élevé.

Autre possibilité d'économies: le diabète qui concerne 3 millions de personnes en 2011.

Une projection tendancielle amènerait les dépenses directement liées au diabète à 11,3 milliards d'euros en 2017 (+70% par rapport à 2010).

La France "apparaît plutôt bien placée en ce qui concerne le dépistage", "les complications graves du diabète sont encore fréquentes" en raison de traitements pas toujours bien adaptés: leur "optimisation" est "un des éléments qui permet" de retarder les complications, relève le rapport.

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