Les syndicats de PSA sous le choc d'annonces "dramatiques"

Jean-Pierre Mercier le 28 juin 2012 lors d'une manifestation devant le siège de PSA à Paris[AFP/Archives]

Les syndicats de PSA Peugeot Citroën, qui a annoncé jeudi la fermeture de l'usine d'Aulnay en 2014 et un plan global de 8.000 suppressions de postes en France, ont qualifié ces décisions de "dramatiques", la CGT parlant "de crime social" au sujet d'Aulnay.

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, a dénoncé "douze mois de mensonge" de la part de la direction à propos de l'usine de Seine-Saint-Denis. "La lutte va démarrer maintenant", a-t-il ajouté, en estimant qu'"en temps de crise économique, c'est un crime social de fermer une usine".

"On est en droit de demander au gouvernement d'intervenir", a-t-il ajouté, en le jugeant "passif".

M. Mercier a accusé la direction de "sacrifier Aulnay" pour "plus de rentabilité et plus de bénéfices à la famille Peugeot". Le président du directoire, Philippe Varin "a déclaré la guerre aux salariés. Nous sommes déterminés à sauver nos emplois, nous sommes prêts à aller jusqu au bout. En septembre une grande bataille va commencer", a prévenu l'élu CGT.

Selon Franck Don, de la CFTC, la situation est "dramatique". "Nous sommes convaincus que la stratégie de montée de gamme va amplifier et accélérer les pertes d'emplois sur le territoire, des emplois perdus à jamais"

En outre, selon lui, "la baisse des effectifs en recherche et développement est gravissime et n'augure rien de bon pour l'avenir".

Pierre Contesse (FO Rennes) a évoqué "une catastrophe, sachant que Rennes est déjà une usine sinistrée". "Cela va être très dur. On va essayer d'accompagner les gens le plus possible", a-t-il dit.

Selon le syndicat, "il y a eu des erreurs de stratégie évidente", citant notamment "quatre milliards pour la recherche et le développement et des projets qui n'ont pas abouti".

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