Pour des surveillants de prison, "le ras-le-bol c'est maintenant"

Un surveillantde prison aux prises avec les forces de l'ordre le 12 juillet 2012 lors d'un rassemblement à Villefranche-sur-Saône[AFP]

Une cinquantaine de surveillants de la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône (Rhône) et autant de celle de La Talaudière (Loire) se sont rassemblés jeudi matin devant leurs établissements en affirmant que "le ras-le-bol c'est maintenant", a-t-on appris de sources syndicales.

A Villefranche, à l'appel des syndicats Ufap-Unsa et FO, les surveillants ont bloqué à partir de 6H30 l'entrée, devant laquelle ils ont brûlé des pneus. Après l'intervention de CRS, ils ont levé leur mouvement une heure et demie après, a indiqué Dominique Verrière (Ufap-Unsa).

Sur la route menant à l'entrée de l'établissement, ils avaient inscrit au sol "le ras-le-bol c'est maintenant", a constaté un photographe de l'AFP.

A La Talaudière, à l'appel de FO et la CGT, les surveillants ont entamé leur blocage à 7H00, empêchant les entrées et sorties des détenus. Ils ont été reçus en fin de matinée par la directrice de cabinet du préfet et devaient l'être par le procureur de Saint-Etienne.

"Le mouvement est suspendu mais s'il n'y a pas de mesures prises, nous le reprendrons rapidement", a affirmé à l'AFP Bertrand Arnoud, secrétaire régional de la CGT pénitentiaire qui se trouvait sur place.

Les surveillants dénoncent "une surpopulation carcérale, un manque d'effectifs et des agressions à répétition sur le personnel". De plus, à la maison d'arrêt de La Talaudière, des travaux en cours, engendrant des nuisances sonores, font aussi que la surpopulation s'est aggravée.

Selon Jimmy Delliste, directeur de l'établissement, "il y a une suroccupation comme partout en Rhône-Alpes, nous avons demandé que des détenus soient pris en charge ailleurs mais ça n'est pas possible".

Par ailleurs, à la maison d'arrêt de Villefranche, les surveillants ont face à eux des détenus basques "qui posent problème et mènent des campagnes mensongères" concernant l'attitude du personnel à leur égard. Le mouvement Herrira, qui milite pour les droits des prisonniers basques, a prévu de tenir vendredi matin une conférence de presse devant l'établissement rhôdanien.

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