PSA Peugeot Citroën : réactions d'EELV et de l'UMP

Pascal Durand le 23 juin 2012 à Paris[AFP/Archives]

Le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Pascal Durand, a mis en cause jeudi "les pouvoirs publics (qui) n'ont pas pris la mesure, anticipé, pensé à l'avenir", en commentant l'annonce par PSA de la fermeture de son usine d'Aulnay en 2014 et la suppression de 8.000 emplois en France.

"Les pouvoirs publics n'ont pas pris la mesure, anticipé et pensé à l'avenir", a déclaré M. Durand sur BFMTV/RMC. "Le gouvernement (de François Fillon) n'a pas anticipé, pas aidé, pas posé les conditions à un futur possible", a-t-il insisté, en mettant aussi en cause "les choix industriels imposés par PSA", comme le diesel notamment.

La "cote d'alerte est dépassée", a déclaré jeudi le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, en réagissant à l'annonce par le groupe PSA Peugeot qu'il arrêtait la production dans son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014 et supprimait 8.000 emplois en France.

"La cote d'alerte est dépassée. Je suis extrêmement préoccupé par cette annonce", a-t-il dit sur France Info. "Il faut que le gouvernement sache que dans ce domaine, l'opposition au nom (de laquelle) je m'exprime ce matin, sera à ses côtés (du gouvernement) s'il s'agit d'assumer enfin que la priorité absolue pour notre pays, c'est la compétitivité de notre industrie".

M. Copé s'est livré à une attaque en règle contre la politique du gouvernement socialiste, effectuant une comparaison avec l'Allemagne. "La compétitivité est la clef majeure. Regardez l'Allemagne. Ils ont baissé le coût du travail en baissant les charges en les transférant sur la TVA", a-t-il souligné.

Mais il s'agit aussi de "mettre le paquet sur l'apprentissage" et de "veiller à ce que l'on puisse avoir un territoire attractif en termes d'investissements pour les entreprises". Or, a-t-il souligné, "les premières mesures du gouvernement vont toutes à l'inverse de cela (...) Dans un moment où il faut plus de souplesse dans le marché du travail, les seules décisions immédiates sont celles qui viennent aggraver notre compétitivité".

Peu avant, l'ancien ministre UMP du Travail, Xavier Bertrand, préconisait sur i-Télé un "plan massif de soutien" à l'industrie automobile, estimant que l'emploi dans cette filière devait faire l'objet d'une "mobilisation nationale". Il faut "très, très vite un plan massif de soutien à toute la filière automobile", a souligné l'ancien ministre, qui s'exprimait peu avant l'annonce du groupe PSA Peugeot . "Il faut une mobilisation nationale pour cette question de l'emploi à Aulnay et pour l'industrie automobile", a-t-il ajouté.

"On va me dire: ça coûte de l'argent, oui, mais ça rapporte de l'argent. Lorsque vous achetez une voiture, ça fait des rentrées fiscales pour l'Etat (...) et ça fait travailler des centaines et des centaines de milliers de salariés", a-t-il poursuivi.

"Est-ce qu'on veut garder (l'industrie automobile)? Oui. Alors, il faut s'en donner les moyens", a-t-il conclu en raillant les "gesticulations" d'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, "qui nous avait dit au départ 'il n'y aura plus aucun plan social'". "Les Allemands vendent plus de voitures qu'ils vendent plus cher. Ils y arrivent bien, eux. (Ce n'est) pas seulement (une question de qualité)", mais aussi une affaire de "coût du travail et de compétitivité".

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