Un blocage des prix des carburants "toujours d'actualité"

Un possible gel temporaire des prix des carburants est "toujours d'actualité" et le gouvernement n'exclut "en rien" de l'appliquer en cas de remontée des prix à la pompe, a déclaré mardi le ministre de l'Economie Pierre Moscovici devant les députés.[AFP] Un possible gel temporaire des prix des carburants est "toujours d'actualité" et le gouvernement n'exclut "en rien" de l'appliquer en cas de remontée des prix à la pompe, a déclaré mardi le ministre de l'Economie Pierre Moscovici devant les députés.[AFP]

Un possible gel temporaire des prix des carburants est "toujours d'actualité" et le gouvernement n'exclut "en rien" de l'appliquer en cas de remontée des prix à la pompe, a déclaré mardi le ministre de l'Economie Pierre Moscovici devant les députés.

Le ministre a tout d'abord souligné que les prix des carburants en France avaient globalement reflué depuis leurs sommets de mars-avril, "même si nous sommes évidemment extrêmement vigilants sur une remontée des cours du baril du brut ces dernières semaines".

"Il n'empêche que cet engagement (le blocage des prix des carburants, ndr) est tout à fait d'actualité, qu'il n'est pas oublié, que nous surveillons évidemment les mouvements des prix du pétrole et que nous n'excluons en rien, en fonction de l'évolution de la situation, de l'appliquer", a-t-il ajouté, en réponse au député centriste (groupe UDI) d'Eure-et-Loir, Philippe Vigier.

Lors de sa campagne présidentielle victorieuse, le candidat François Hollande s'était engagé à bloquer temporairement et si nécessaire les prix du carburant durant l'été, une mesure inédite dans l'Hexagone depuis que le marché a été dérégulé dans les années 80.

Les prix à la pompe, après avoir atteint des sommets en mars-avril (environ 1,46 euro le litre pour le diesel et 1,67 euro l'essence sans plomb 95) ont reflué d'environ 15 centimes jusqu'à la fin juin du fait du recul des prix du pétrole brut.

Néanmoins, une remontée de 5 centimes pour l'essence et 8 centimes pour le diesel (80% de la consommation française) a été observée en juillet, là aussi à cause d'une remontée des prix du baril et d'une dépréciation de l'euro par rapport au dollar.

La semaine dernière, un litre de diesel coûtait en moyenne 1,40 euro le litre et le sans plomb 95 1,55 euro le litre, selon les relevés officiels du ministère de l'Ecologie.

Si le gel des prix des carburants n'a pas été appliqué en raison du reflux des prix observé au printemps, le gouvernement Ayrault a créé une taxe exceptionnelle sur les stocks pétroliers qui doit rapporter 500 millions d'euros cette année.

À suivre aussi

Bretagne : des dépôts pétroliers bloqués par des professionnels du BTP
Économie Bretagne : des dépôts pétroliers bloqués par des professionnels du BTP
Bientôt la fin des terrasses chauffées ?
Écologie Bientôt la fin des terrasses chauffées ?
Malgré la baisse, la Chine effraie les spécialistes
Energie L'utilisation de charbon dans le monde diminue pour la première fois de la décennie

Ailleurs sur le web

Derniers articles