Valls : "Je ne suis pas venu pour qu'on passe le Kärcher"

Manuel Valls en visite à Amiens. Manuel Valls en visite à Amiens.[PHILIPPE HUGUEN / AFP]

A son arrivée à Amiens, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est fait hué et sifflé par l’assistance. Sa visite fait suite aux violences survenues dans la ville dans la nuit de lundi à mardi. 16 policiers ont été blessés.

Le climat était plutôt tendu lors de l’arrivée du ministre à Amiens. Entouré d’une garde rapprochée constituée d’un nombre important de CRS, Manuel Valls n’a pas souhaité répondre à la foule qui l’apostrophait pourtant. L’homme s’est empressé de rejoindre les locaux de la mairie du quartier afin de prononcer son discours.

"Rien ne saurait justifier ces violences", a-t-il déclaré à propos des affrontements entre jeunes et policiers qui ont eu lieu dans la nuit du 13 au 14 août. "L’ordre républicain doit retrouver toute sa place", a-t-il ajouté.

L’homme politique a tout de même souhaité tempérer ses propos afin de se distinguer de ses prédécesseurs. "Je ne suis pas venu pour qu'on passe au Kärcher ce quartier, je ne suis pas venu pour mettre en cause une communauté, des jeunes dans leur ensemble, je suis venu dire qu'ici (...) la loi et la justice doivent passer. Il ne peut pas y avoir dans notre pays une autre réponse", s’est-il exprimé, faisant directement référence à Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier était ministre de l'Interieur sous Jacques Chirac.

Manuel Valls a précisé qu’Amiens faisait partie des zones de sécurité prioritaires sur lesquelles le gouvernement travaillera à partir du mois de septembre.

 

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