Rentrée scolaire retardée à La Réunion

Ecoliers Des écoliers dans une cour de récréation. (Photo d'illustration)[PHILIPPE HUGUEN / AFP]

La rentrée scolaire en primaire et maternelle n'a pas eu lieu jeudi dans 22 des 24 communes de la Réunion, du fait d'un mouvement de protestation des maires qui dénoncent une insuffisance du nombre des contrats aidés octroyés par le gouvernement.

Certains maires ont toutefois annoncé que la réouverture des classes interviendrait au plus tard lundi.

Hormis celles de Saint-Denis et de Petite Ile (communes dirigées par le PS), l'ensemble des écoles primaires et maternelles des 22 autres communes de l'île sont restées fermées jeudi, jour prévu de la rentrée scolaire, privant de classes plus de 100.000 élèves sur les 121.000 du 1er degré (44.600 en maternelle, 76.500 en primaire).

L'Académie compte au total 240.000 élèves de la maternelle à l'université. Collèges et lycées ont, eux, fonctionné normalement jeudi.

Le report de la rentrée est dû à la grogne des maires qui protestent contre une baisse du quota de contrats aidés octroyés par l'Etat, par rapport au premier semestre. Selon l'Association des maires de la Réunion (AMDR), il manque encore 700 contrats aux communes sur les 2.000 qu'elle réclamait la semaine dernière, pour assurer l'accueil et la sécurité des élèves dans des conditions normales.

Lundi, le gouvernement a débloqué 933 contrats supplémentaires s'ajoutant aux 300 alloués par le conseil général. Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, et le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, ont jugé, mardi dans un communiqué, que l'effort du gouvernement était "significatif", rappelant que la Réunion avait bénéficié d'un quota supplémentaire de 3.450 contrats au second semestre (21.970 sur l'année). Ils ont imputé la baisse des emplois aidés (surveillance, cantine, entretien) au fait que le précédent gouvernement avait utilisé 2/3 du quota annuel, dès le 1er semestre. Victorin Lurel n'a pas exclu de répondre toutefois "favorablement" à une nouvelle demande, "si des besoins supplémentaires" apparaissaient et "dans la mesure des moyens disponibles en fin d'année".

Le président (PCR) de l'AMDR, Roland Robert, a de son côté estimé qu'"on devrait pouvoir arriver à un accord avec le gouvernement". Il a annoncé une réunion des maires dans l'après-midi pour décider de la suite du mouvement, souhaitant une position unanime sur une date de la rentrée.

Trois maires socialistes (Saint-Joseph, Saint-Benoît et Plaine des Palmistes) ont quoi qu'il en soit annoncé la rentrée dans leurs communes "au plus tard lundi", accusant l'ancien gouvernement d'avoir laissé une "bombe à retardement dans le placard" en ayant consommé deux tiers des contrats aidés dès le 1er semestre.

La FCPE, après avoir apporté son soutien aux maires, a "exigé une rentrée sans délai pour les enfants" tout en demandant la "transparence sur les moyens alloués aux établissements scolaires", dans un communiqué diffusé mercredi.

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