Le gouvernement valide la fermeture d'Aulnay

L'expert mandaté par le gouvernement pour analyser la situation de PSA critique, dans son rapport dévoilé mardi, les choix qui ont amené le constructeur automobile en crise à décider la fermeture de son usine d'Aulnay ainsi que son manque de dialogue avant cette décision. [AFP] L'expert mandaté par le gouvernement pour analyser la situation de PSA critique, dans son rapport dévoilé mardi, les choix qui ont amené le constructeur automobile en crise à décider la fermeture de son usine d'Aulnay ainsi que son manque de dialogue avant cette décision. [AFP]

L'expert mandaté par le gouvernement pour analyser la situation de PSA critique, dans son rapport dévoilé mardi, les choix qui ont amené le constructeur automobile en crise à décider la fermeture de son usine d'Aulnay ainsi que son manque de dialogue avant cette décision.

L'expert, Emmanuel Sartorius, pointe que la direction de PSA Peugeot Citroën "évacue rapidement la possibilité d'arrêter son usine de Madrid, qui souffre pourtant de nombreux défauts". "L'histoire aurait probablement pu être écrite de façon différente si la direction de PSA avait entamé en amont un dialogue transparent avec les partenaires sociaux et les pouvoirs publics", regrette-t-il.

PSA Peugeot Citroën aurait dû mener "une réflexion d'ensemble" sur l'avenir de ses sites pour disposer d'autres choix que de supprimer 8.000 postes en France, selon le rapport Sartorius dévoilé mardi, qui prône "un dialogue exemplaire" pour limiter la casse sociale.

M. Sartorius regrette que PSA "n'ait pas mené, sur l'avenir de ses sites industriels, une réflexion d'ensemble qui laisserait aujourd'hui davantage d'options pour faire face" à ses difficultés. Selon lui, "toutes les pistes doivent être explorées, dans le cadre d'un dialogue social exemplaire" pour limiter les réductions d'emploi "strictement à ce qui est nécessaire au redressement du groupe"

Toujours selon le rapport publié mardi, PSA Peugeot Citroën doit affecter un nouveau véhicule à son usine de Rennes et garantir l'avenir du site, indépendamment de ses discussions dans le cadre de l'alliance avec General Motors.

"L'affectation d'un nouveau modèle à Rennes et les investissements qui y sont liés doivent être garantis, comme annoncé par la direction", estime Emmanuel Sartorius dans son rapport, alors que le site devrait perdre 1.400 emplois. De plus, son avenir doit "être clairement déconnecté des conclusions des différents groupes de travail mis en place dans le cadre de l'alliance PSA-GM", ajoute l'expert.

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