La Poste : 5.000 embauches pour "souffler"

Fleur Pellerin, ministre déléguées aux PME, à l'Innovation et à l'Economie numérique, le 14 septembre 2012, à Paris [Miguel Medina / AFP] Fleur Pellerin, ministre déléguées aux PME, à l'Innovation et à l'Economie numérique, le 14 septembre 2012, à Paris [Miguel Medina / AFP]

Les 5.000 recrutements supplémentaires d'ici 2014 annoncés par La Poste permettront à ses salariés de "souffler un peu", après des années de réorganisations éprouvantes, a estimé vendredi Fleur Pellerin, ministre déléguées aux PME, à l'Innovation et à l'Economie numérique.

La Poste "doit réfléchir à son avenir", mais cela ne "passe pas par de la restructuration brutale", a déclaré la ministre sur la radio RTL.

"Nous considérons aujourd'hui que les réorganisations doivent se faire avec davantage de nouveaux recrutements", a-t-elle ajouté.

A la question de savoir si ce changement de stratégie signifiait une perte de confiance du gouvernement vis-à-vis du patron de l'entreprise publique Jean-Paul Bailly, Mme Pellerin a répondu: "Pas du tout".

"L'Etat actionnaire, jusqu'à une date récente, avant le changement de gouvernement, a plutôt soutenu une méthode un peu arithmétique et un petit peu brutale, sans concertation. Nous souhaitons changer cette méthode", a-t-elle déclaré.

Dans un entretien au quotidien Le Monde, la ministre indique également que "La Poste devrait être un laboratoire intéressant pour la mise en oeuvre du contrat de génération".

La Poste avait indiqué jeudi dans son communiqué que les recrutements annoncés lui permettraient "de s'inscrire dans la politique d'emploi des jeunes décidée par le gouvernement".

Le contrat de génération, dévoilé le 5 septembre par le gouvernement, vise à coupler l'embauche de jeunes (16-25 ans) en CDI et le maintien des seniors (plus de 57 ans) en activité.

La Poste avait chargé il y a quelques mois une commission, présidée par l'ex-secrétaire général de la CFDT Jean Kaspar, d'un audit sur le climat social dans l'entreprise, après notamment le suicide de deux salariés sur leur lieu de travail. Le rapport de cette commission, publié mardi, suggère de "desserrer les contraintes sur les effectifs" et souligne la nécessité de "s'appuyer largement sur le dialogue social pour conduire le changement".

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