La France "déterminée" pour faire libérer les otages

Capture d'écran en date du 8 septembre 2012 d'une vidéo mise en ligne par Sahara Medias de 4 des 6 otages français détenus dans le Sahel par Al-Qaïda. Capture d'écran en date du 8 septembre 2012 d'une vidéo mise en ligne par Sahara Medias de 4 des 6 otages français détenus dans le Sahel par Al-Qaïda.[[Sahara Medias/AFP/Archives]]

Le ministère des Affaires étrangères a affirmé jeudi sa "grande détermination" à faire libérer les otages au Sahel, en refusant de commenter la menace mercredi d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de les tuer si Paris intervient au Mali.

Interrogé lors d'un point-presse sur l'accusation formulée par Aqmi à l'encontre de la France de vouloir "envahir" le Nord-Mali, aux mains de groupes islamiques armés, le porte-parole du ministère, Philippe Lalliot, a répondu: "Nous ne formulerons pas de commentaires".

"Comme l'a indiqué le 13 septembre le président de la République, tout est fait, avec la plus grande détermination et responsabilité, pour que nos compatriotes puissent retrouver tous leur famille et leurs proches", a-t-il ajouté.

Dans un message publié sur un site mauritanien, Aqmi a reproché mercredi à Paris d'avoir appelé à "envahir" le Nord-Mali, assurant que cela risquait d'aboutir à "la mort des otages" français.

Dans ce message adressé aux familles des quatre otages enlevés en 2010 à Arlit au Niger, Aqmi fait toutefois part de sa "disponibilité" à négocier sur leur sort.

La menace d'Aqmi survient au moment où l'Afrique de l'Ouest étudie les conditions d'un déploiement d'une force africaine au Mali, pour aider l'armée malienne à reconquérir le nord. Fin août, François Hollande avait annoncé que la France appuierait "logistiquement cette intervention" si elle était organisée "dans le cadre de la légalité internationale".

Les trois régions administratives du nord du Mali - Tombouctou, Gao et Kidal - sont occupées depuis plus de cinq mois par différents groupes alliés d'Aqmi.

Selon le Quai d'Orsay, une réunion à haut niveau sur le Sahel, prévue le 26 septembre à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, a fait l'objet de discussions jeudi entre le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra, en visite à Paris.

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