Le procès du « faux » directeur de l’aéroport s’ouvre à Limoges

Illustration Illustration[ALEXANDER KLEIN / AFP]

Le procès en correctionnelle de Jean-Pierre Gaillard, resté trois mois directeur de l'aéroport international de Limoges avec de faux diplômes et de fausses références, s'est ouvert jeudi en sa présence, a constaté une correspondante de l'AFP.

Poursuivi notamment pour "escroquerie", "faux et usage de faux en récidive", il risque cinq de prison, selon le vice-procureur Georges Borg, qui représente le ministère public.

M. Gaillard, accompagné d'un "ami proche" selon son avocate, Me Caroline Toby, s'est présenté comme "consultant professionnel indépendant", qui affiche "un revenu de 2 à 5.000 euros par mois en ce moment".

Arborant une barbe de trois jours, vêtu d'un chemise blanche, d'une veste de costume sombre et d'un pantalon beige, M. Gaillard paraissait tendu face aux nombreux médias présents.

Il ne semblait cependant pas atteint de paralysie faciale, raison mise en avant par son avocate pour reporter une première fois son procès prévu en juillet.

Agé de 44 ans, M. Gaillard avait réussi en novembre 2011 à se faire embaucher par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Limoges, gestionnaire de l'aéroport de la ville. Il avait été démasqué en février 2012 par une connaissance, qui avait appris sa nomination et connaissait son passé d'escroc.

M. Gaillard a déjà été condamné par les TGI de Bordeaux, Agen et Périgueux, notamment pour escroquerie et abus de confiance. Il a été écroué dans le cadre d'une condamnation à cinq mois de prison, prononcée en 2008 par le tribunal de Périgueux.

Pour appuyer son recrutement au poste de directeur de l'aéroport, M. Gaillard avait produit de faux états de services, un faux diplôme d'aéronautique et un faux casier judiciaire. L'enquête d'initiative ouverte par le parquet de Limoges a également montré qu'il n'avait jamais été héros de guerre en ex-Yougoslavie, dans le Golfe ou au Liban, comme il le prétendait.

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