Ouverture d'une enquête après un bizutage

Une campagne de lutte contre le bizutage [Michel Gangne / AFP/Archives] Une campagne de lutte contre le bizutage [Michel Gangne / AFP/Archives]

Le parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire après le bizutage d'un étudiant en médecine de l'université Lille-2 qui n'a pas porté plainte, le 19 septembre lors d'une semaine d'intégration, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Les faits ont été signalés par le doyen de l'université au parquet de Lille, qui a ouvert une enquête préliminaire et saisi la Sûreté urbaine, a indiqué le parquet.

Lors de son audition, la victime a déclaré qu'elle était consentante et n'a pas porté plainte, a-t-on précisé de même source.

"Un étudiant, livré à la vindicte collective, a été victime de comportements indignes que l’université et l’ensemble de sa communauté condamnent avec la plus grande fermeté", a expliqué la direction de l'université dans un communiqué, sans donner plus de précisions sur la nature de ces faits "d’une intolérable gravité".

Ceux-ci se sont déroulés le 19 septembre, "dans le cadre de l’intégration des étudiants de la faculté de médecine de l’université Lille 2", dans "un lieu situé en dehors de l’enceinte universitaire", est-il précisé dans le communiqué.

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, avait demandé dès cet été aux recteurs d'être particulièrement "vigilants" sur les bizutages et la consommation addictive d'alcool.

Cette circulaire "a été diffusée au sein de la faculté et commentée lors d’une délibération récente de son conseil" et "les étudiants avaient été expressément informés de l’interdiction absolue de tout bizutage et appelés à respecter la dignité des personnes en toutes circonstances", selon l'université.

"Le doyen de la faculté de médecine a d'ores et déjà saisi le président de l’université afin que les étudiants qui seraient reconnus auteurs ou complices de ces faits soient traduits devant la commission de discipline de l’université à laquelle il appartiendra de prendre les sanctions appropriées", est-il ajouté dans le communiqué.

Le délit de bizutage est passible de six mois d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende.

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MARTIN BUREAU / AFP
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