PSA : 1.500 salariés d'Aulnay et 400 à Rennes sûrement reclassés

Le directeur industriel de PSA Denis Martin, le 9 juin 2011 à Paris [Eric Piermont / AFP/Archives] Le directeur industriel de PSA Denis Martin, le 9 juin 2011 à Paris [Eric Piermont / AFP/Archives]

PSA Peugeot Citroën est en bonne voie pour reclasser la moitié des effectifs de son usine d'Aulnay (Seine-Saint-Denis), promise à la fermeture en 2014 et plus de 400 personnes à Rennes, a assuré jeudi son directeur industriel Denis Martin dans un entretien à l'AFP.

"Nous nous engageons à ce que la réindustrialisation à Rennes porte sur plus de 400 emplois", sur 1.400 menacés, a-t-il dit. "A Aulnay, nous avons parlé de 1.500, nous sommes aujourd'hui à 750 qui sont solides et les 750 autres viendront très rapidement", a-t-il insisté. Le site d'Aulnay-sous-Bois emploie actuellement environ 3.000 salariés.

"Etant donné que nous avons des surfaces disponibles à Aulnay, nous avions déjà anticipé les activités de réindustrialisation", a expliqué M. Martin.

"Nous avons en portefeuille un certain nombre d'activité, à la fois internes au groupe PSA et de nouveaux industriels qui viendront s'implanter sur le site" qui bénéficie de la proximité de trois autoroutes, deux stations de RER et deux aéroports, a-t-il poursuivi, sans donner de nom.

Les activités internes à PSA susceptibles d'être implantées sur ce site "vont toucher plus particulièrement la direction des marques, les activités commerciales et également toutes les activités de support aux activités commerciales, c'est-à-dire les activités de préparation des véhicules et de support logistique commerciale", à la fois pour des véhicules neufs et d'occasion, a énuméré M. Martin.

"Cela répond en région parisienne à un besoin très important et à des compétences qui existent aujourd'hui sur le site d'Aulnay", selon lui.

Concernant Rennes, "nous avons des bonnes pistes pour travailler sur le même type d'activité mais dans d'autres filières industrielles, l'agroalimentaire entre autres", a fait savoir M. Martin.

Les élus de Seine-Saint-Denis se montrent méfiants face à des promesses de PSA qu'ils jugent "vagues" et le conseil municipal d'Aulnay a instauré un "périmètre d'étude" sur le nord de la ville où l'usine est située, ce qui lui permet de différer jusqu'à deux ans la délivrance de permis de construire dans la zone.

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