Nouvelle grève à Ikea Paris Nord

Le magazin Ikea Roissy/Paris Nord 2 à Gonesse [Jacques Demarthon / AFP/Archives] Le magazin Ikea Roissy/Paris Nord 2 à Gonesse [Jacques Demarthon / AFP/Archives]

Les salariés d'Ikea Roissy/Paris Nord 2 à Gonesse (Val-d'Oise), en conflit avec la direction sur les conditions de travail et les salaires, étaient à nouveau en grève samedi, ce qui a entraîné la fermeture du magasin, déjà paralysé le week-end dernier, a constaté l'AFP.

"On a été reçus ce matin par la direction, on attend qu'ils reviennent vers nous", a indiqué à l'AFP Hocine Redouani, délégué FO, (majoritaire), alors que la direction évoquait une discussion "constructive".

Le magasin, qui n'a pas ouvert ses portes samedi matin, était toujours fermé en début d'après-midi.

Une grève avait déjà provoqué la fermeture de l'enseigne le week-end dernier. Elle avait rouvert partiellement dimanche après-midi. Selon l'intersyndicale FO-CGT, un samedi, journée de forte influence, rapporte en moyenne un chiffre d'affaires de 500.000 euros au magasin.

Les syndicats dénoncent un "sous-effectif devenu chronique", des changements d'organisation qui ont mis fin aux jours de repos fixes et réduit le temps de travail à salaire majoré (nuit, dimanche), ce qui peut réduire fortement les rémunérations, alors qu'un salaire moyen oscille entre 1.200 et 1.400 euros.

"Le directeur s'est exprimé devant tous les salariés dimanche après-midi", mais quand, mardi, un projet de protocole de fin de conflit a été proposé pour signature aux syndicats, "il était revenu sur la moitié de ce qu'il avait promis", a souligné François Mrissa, délégué CGT.

La direction s'est engagée mardi à ne pas toucher aux heures majorées qu'avait l'habitude de faire chaque salarié jusqu'en février 2013, selon l'intersyndicale, garantissant ainsi le maintien d'une partie du salaire qui pouvait atteindre 300 euros par mois.

Mais les revendications "les plus importantes portent sur la suppression des jours de repos fixes alors que les gens ont besoin d'organiser la garde de leurs enfants ou des rendez-vous" et "le maintien du travail six jours consécutifs", ce qui fait que des employés cumulent parfois plus de 50 heures sur six jours, a souligné M. Mrissa.

"De nouvelles avancées ont eu lieu ces tout derniers jours" sur ces deux points, avait assuré la direction du groupe vendredi.

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