Trierweiler "regrette" son tweet

Valérie Trierweiler (2ed) au défilé Yves-Saint-Laurent, le 1er octobre 2012 à Paris [Martin Bureau / AFP] Valérie Trierweiler (2ed) au défilé Yves-Saint-Laurent, le 1er octobre 2012 à Paris [Martin Bureau / AFP]

La compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, estime que son tweet de soutien au concurrent de Ségolène Royal (PS) aux législatives "était une erreur" et annonce avoir renoncé à une émission avec la chaîne D8 (Canal +), dans un entretien mercredi à Ouest-France.

"C'était une erreur que je regrette. J'ai été maladroite puisque cela a été mal interprété. Je n'avais pas encore réalisé que je n'étais plus seulement une simple citoyenne. Cela ne se reproduira pas", déclare la première dame à propos de ce message sur le réseau social Twitter en faveur d'Olivier Falorni. Ce dernier avait ensuite été élu député (divers gauche) de Charente-Maritime, battant Ségolène Royal, l'ancienne compagne de François Hollande.

"Quant à ce que, François et moi, nous nous sommes dit, cela relève des +affaires privées+ et restera donc privé !", ajoute Mme Trierweiler.

Cette affaire mêlant vie privée et politique avait troublé les débuts du quinquennat de François Hollande. Lors de son intervention télévisée du 14 juillet, le président de la République avait dû évoquer le sujet. Il avait alors assuré avoir dit à ses proches que "les affaires privées se règlent en privé".

Comme on lui demande si les "attaques" de ses confrères dans cette affaire lui ont paru "injustes", Valérie Trierweiler répond : "Le traitement m'a surtout semblé disproportionné. Certains journalistes reconnaissent aujourd'hui en avoir beaucoup trop fait."

"Ségolène Royal est une figure de la vie politique, je ne voix pas comment parler d'elle pourrait être un tabou. Tout comme cela n'est pas tabou, pour François de la croiser à New-York", ajoute-t-elle. La semaine dernière, François Hollande et Ségolène Royal se sont trouvés à quelques mètres l'un de l'autre, sans se saluer, au siège des Nations unies à New York, le président de la République faisant demi-tour et empruntant une autre issue pour ne pas croiser Mme Royal.

Dans le même entretien, la compagne du président annonce qu'elle a renoncé à un projet d'émission avec la chaîne D8, du groupe Canal+.

Selon elle, "c'était un beau projet à vocation humanitaire, mais je comprends que, pour certains, être la compagne du président et travailler pour une télévision puisse susciter des interrogations voire un trouble, c'est pour cette raison que je ne donne pas suite".

Interrogée sur son avenir en tant que journaliste, Valérie Trierweiler a affirmé qu'elle était "journaliste à Paris Match depuis 22 ans" où elle tenait "une chronique littéraire qui n'a rien à voir avec la politique". "Mes enfants sont à ma charge et je ne vois pas comment faire sans salaire", a-t-elle confié.

Valérie Trierweiler renonce à une émission télé sur D8.

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