Notre-Dame-des-Landes : les squatteurs évacués

Des opposants à l'aéroport rassemblés le 17 novembre 2012 à  Notre-Dame-des-Landes [Jean-Sebastien Evrard / AFP] Des opposants à l'aéroport rassemblés le 17 novembre 2012 à Notre-Dame-des-Landes [Jean-Sebastien Evrard / AFP]

Quelque 500 gendarmes menaient vendredi matin une "importante opération" d'évacuation de squatteurs opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique, a annoncé à l'AFP le ministère de l'Intérieur.

Un correspondant de l'AFP a constaté sur place la présence d'importantes forces de l'ordre arrivées à l'aube. Selon un opposant joint au téléphone, "ça attaque de partout".

"Une importante opération est actuellement menée en plusieurs points sur la zone d'implantation de l'aéroport du grand-ouest à Notre-dame des Landes en Loire-Atlantique", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet présent sur place. "Cette opération vise à évacuer trois sites occupés illégalement: Le Rosier", La Lande de Rohanne et la Châtaigneraie", a-t-il détaillé.

Des tracteurs installés par les opposants à l'aéroport le 17 novembre 2012 à Notre-Dame-des-Landes [Xavier Leoty / AFP]
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Des tracteurs installés par les opposants à l'aéroport le 17 novembre 2012 à Notre-Dame-des-Landes
 

Depuis des mois, des opposants au projet se sont installés sur le site du futur aéroport, déterminés à y rester. La ferme du Rosier est entourée d'importantes barricades et de tracteurs massés autour.

La Châtaignerie et la Lande de Rohanne sont les lieux où les opposants avaient collectivement construit de nouvelles habitations le 17 novembre lors d'une réunion ayant réuni entre 13.500 (selon la police) et 40.000 manifestants selon les organisateurs.

"Plus de 500 gendarmes sont ainsi mobilisés afin de permettre à Aéroport du Grand-Ouest de prendre ou reprendre possession des lieux et d'engager immédiatement des travaux de +déconstruction+" des squats, "partout où cela sera légalement possible", a indiqué Pierre-Henry Brandet.

Il a également expliqué que serait menée "la saisie et l'évacuation des matériaux, outils et matériels de chantier".

Le porte-parole a insisté sur "la détermination du ministère de l'Intérieur de faire respecter la loi et les décisions de justice, de prévenir les troubles à l'ordre public, et d'empêcher l'installation d'un camp pouvant servir de base de soutien aux opposants les plus radicaux, pour mener des actes de sabotage et des actions violentes sur le chantier de l'aéroport".

L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit remplacer celui de Nantes en 2017 et les premiers défrichements doivent débuter en janvier 2013.

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