Explosions de Boston : Paris renforce les patrouilles, appelle à la vigilance

Des soldats patrouillent au pied de la tour Eiffel le 14 janvier 2013 à Paris [Joel Saget / AFP/Archives] Des soldats patrouillent au pied de la tour Eiffel le 14 janvier 2013 à Paris [Joel Saget / AFP/Archives]

La France, exposée à la menace terroriste en particulier depuis le début de son intervention au Mali, a immédiatement réagi aux explosions de lundi à Boston, en renforçant les patrouilles de sécurité et en appelant à la vigilance.

"A la suite des explosions survenues ce jour à Boston, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a demandé aux préfets et aux forces de sécurité intérieure de renforcer sans délai la présence des patrouilles dans le cadre du plan Vigipirate, en vigueur au stade +rouge renforcé+", a indiqué dans la nuit le ministère de l'Intérieur.

"Il demande aux forces de l'ordre de continuer à faire de la sécurisation préventive des lieux et des abords des établissements publics une priorité", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le stade "rouge renforcé" du plan Vigipirate était déjà en vigueur depuis le début de l'intervention militaire lancée par la France au Mali en janvier pour stopper une avancée des islamistes armés vers le sud. Le stade ultime est le plan "écarlate", qui n'est donc pas déclenché.

Des soldats patrouillent le 12 février 2013 sur les Champs-Elysées à Paris [Bertrand Guay / AFP/Archives]
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Des soldats patrouillent le 12 février 2013 sur les Champs-Elysées à Paris
 

"Il faut faire preuve de vigilance, vous savez que la France connaît une menace déjà depuis plusieurs années, notamment depuis plusieurs mois, avec notre engagement au Mali", a déclaré mardi matin Manuel Valls sur RTL.

Trois personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées lundi dans deux violentes explosions lors du marathon de Boston (nord-est des Etats-Unis), un carnage en plein centre-ville immédiatement condamné par le président américain Barack Obama.

"Il y a des mesures supplémentaires qui sont prises par précaution, comme les Anglais l'ont fait puisqu'ils ont eux aussi un très grand marathon dans quelques jours à Londres, mais sans céder évidemment ni à la panique, ni à la dramatisation", a ajouté le ministre de l'Intérieur, soulignant qu'il ne connaissait pas encore "les origines des attentats" de Boston.

"Il n'y a pas de menace précise concernant la France, il y a des menaces depuis plusieurs mois", "le terrorisme est un fait que nos sociétés modernes connaissent, un fait global mondial, donc il faut être prudent", a-t-il dit.

Evoquant également une "menace terroriste élevée depuis plusieurs années et singulièrement depuis plusieurs mois", en particulier depuis le début de l'intervention au Mali, le ministère de l'Intérieur avait également rappelé dans la nuit que des menaces étaient régulièrement proférées contre la France par des groupes jihadistes.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le 12 avril 2013 à Sevran près de Paris [Fred Dufour / AFP/Archives]
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Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le 12 avril 2013 à Sevran près de Paris
 

La France a par ailleurs marqué le mois dernier le premier anniversaire des assassinats commis à Montauban et Toulouse par Mohamed Merah, qui avait tué au nom du jihad trois parachutistes, ainsi que trois enfants et un enseignant juifs.

Dans son communiqué, le ministère de l'Intérieur a appelé "l'ensemble des citoyens à faire preuve de vigilance quant à la présence éventuelle de colis suspects ou de bagages abandonnés, sans céder à l'esprit de panique".

"En cas d'incident ou d'alerte, le ministère souligne l'importance de respecter strictement les consignes émises par les services de sécurité et de faire preuve de patience et de civisme".

Le président Obama, sans évoquer explicitement la piste terroriste, a déclaré peu après les explosions que ses services ne savaient pas encore "qui avait commis ces actes et pourquoi". Il a ajouté que la sécurité serait renforcée autant que "nécessaire" dans le pays.

Le président François Hollande a également exprimé dans la nuit la "totale solidarité de la France aux autorités et au peuple américains". Le ministère des Affaires étrangères a précisé que le consulat de Boston et l'ambassade à Washington étaient "pleinement mobilisés et à la disposition de nos compatriotes".

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