PSA en quête de relance

Le patron de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, le 13 février 2013 à Paris [Eric Piermont / AFP]

Ultime étape à PSA. Après dix mois de conflits et de négociations, la direction de Peugeot Citroën doit entériner aujourd’hui le plan social «Rebond 2015».

Cette cure drastique, annoncée en juillet dernier, prévoit la suppression de plus de 11 000 postes et la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois (93) en 2014. Une première étape pour un groupe en pleine quête de relance.

En effet, sitôt le plan de sauvegarde de l’emploi enclenché, Philippe Varin, PDG de PSA, est bien décidé à s’attaquer à la compétitivité de ses usines.

Objectif : freiner l’érosion des ventes sur le marché européen et celle du chiffre d’affaires (6,5 % au premier trimestre 2013).

Le constructeur automobile entend s’inspirer de Renault, qui a signé en mars un accord avec trois syndicats prévoyant notamment un maintien des emplois en échange d’une augmentation du temps de travail (+6,5 %) et un gel des salaires en 2013.

Les négociations vont commencer en mai pour se conclure d’ici à l’automne. Les grandes manœuvres ont déjà commencé.

A l’usine de Sochaux, la direction a annoncé vendredi dernier l’arrêt de l’équipe de nuit le 15 juillet et la suppression de 800-850 emplois intérimaires

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