Sanofi Toulouse : un rapport prône le maintien du site sans perte d'emplois

Des manifestants de Sanofi à Toulouse le 14 novembre 2012 [Eric Cabanis / AFP/Archives] Des manifestants de Sanofi à Toulouse le 14 novembre 2012 [Eric Cabanis / AFP/Archives]

La mission ministérielle sur l'avenir incertain de Sanofi à Toulouse prône "le maintien d'une entité de recherche et développement sous la bannière Sanofi" dans la Ville rose ainsi qu'une transformation du site qui ne devrait pas engendrer de perte d'emplois, selon le rapport de cette mission consulté par l'AFP.

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg devait communiquer dans la matinée de vendredi les conclusions de ce rapport aux représentants des 600 salariés et de la direction, ainsi qu'aux élus locaux à Toulouse.

Le rapport "propose" de "transformer" le site de Toulouse en créant un centre d'"Open Innovation", un site exploratoire pour "identifier de nouveaux candidats médicaments et pour valider des molécules avant la signature de contrats de licences ou de co-développement".

Le rapport préconise une "spin-off" (une scission pour la création d'entités indépendantes) dédiée au développement de solutions thérapeutiques innovantes pour le traitement du cancer. Des start-ups proposées par les salariés s'installeraient sur le site et seraient soutenues par Sanofi dans leur création.

Mais Sanofi devrait s'engager au moins pour cinq ans au moins à maintenir son nom et à soutenir les différentes activités du site afin de laisser à ces nouvelles structures le temps de faire la preuve de leur efficacité, dit le rapport.

"Ces propositions ne devraient pas engendrer de perte d'emplois. Sur les 612 emplois actuels, environ 500 seraient maintenus sur le site réorganisé, en tenant compte des près de 80 départs anticipés à la retraite et des différents employés qui rejoindraient les sites dédiés du groupe", à Lyon ou dans la Région parisienne, dit le rapport.

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Cette mesure concernerait 36 spécialités à base de paracétamol (Doliprane, Efferalgan...) et 46 anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), notamment ceux à base d'ibuprofène (comme le Nurofen ou l'Advil) et l'aspirine.
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