Les portes de la mosquée de Limoges recouvertes d'un liquide, apparemment du sang

Illustration d'une mosquée [Thomas Samson / AFP/Archives] Illustration d'une mosquée [Thomas Samson / AFP/Archives]

Les portes principales de la mosquée de Limoges ont été dégradées dans la nuit de samedi à dimanche à l'aide d'un liquide rouge s'apparentant à du sang, en cours d'analyse, a-t-on appris auprès de la police.

C'est le gardien des lieux qui a découvert ces dégradations à la mosquée, vers 4h40 du matin.

"ll m'a appelé immédiatement et m'a expliqué que les deux portes principales ainsi qu'une porte secondaire étaient recouvertes de sang. Il m'a dit qu'il y avait du sang partout", a déclaré au journal le Populaire du Centre, le président de l'association des musulmans de Limoges pour la fraternité, Fethi Belabdelli.

Des informations confirmées à une correspondante de l'AFP par le commissariat central selon lequel, "sur place les effectifs ont constaté que les portes de l'édifice étaient maculées d'un liquide rouge qui s'apparente très clairement à du sang. Des prélèvements ont été effectués et des analyses sont en cours qui devront confirmer cette hypothèse, mais aussi la nature du sang : humain ou animal".

"La surveillance des lieux de cultes, notamment par des patrouilles et la présence de fonctionnaires de police au moment des offices" a été renforcée à la suite de ces "dégradations sur les portes de la mosquée", a indiqué dimanche soir la préfecture de Haute-Vienne dans un communiqué.

La mosquée devrait déposer plainte, mais d'ores et déjà une enquête est ouverte qui a été confiée à la Sûreté départementale.

"Il est trop tôt pour dire si cet événement est à lier aux autres attaques dont l'édifice a été la cible ces derniers mois", a confié une source policière.

Au mois de juillet 2012, le bâtiment avait été tagué avec des insignes néo-nazis et en septembre, les portes avaient été recouvertes d'excréments. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'était alors indigné qu'un édifice religieux puisse ainsi être pris pour cible.

"Ça a commencé avec les tags, ensuite on a eu les excréments, et dernièrement nous avons reçu une lettre avec un morceau de viande de porc, ce matin c'est du sang... C'est lassant, mais surtout écoeurant", a déploré le représentant des musulmans.

Le bâtiment où des enfants étaient attendus à 10h00, a été nettoyé auparavant par les services de la Ville.

L'événement a choqué la communauté musulmane locale. Il s'inscrit dans un contexte tendu après le déplacement samedi à Limoges du président d'honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, venu à la rencontre de militants.

La police enquête toujours sur les précédentes dégradations mais n'a encore procédé à aucune interpellation.

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