Pour la CGT de Doux, le groupe a besoin d'un "industriel", pas d'un "financier"

Le logo de volailler Doux à Chateaulin dans l'ouest de la France [Fred Tanneau / AFP/Archives] Le logo de volailler Doux à Chateaulin dans l'ouest de la France [Fred Tanneau / AFP/Archives]

La CGT du groupe Doux a estimé jeudi, deux jours après l'annonce de l'entrée au capital du volailler de l'homme d'affaires Didier Calmels, que le groupe avait besoin non pas d'un "financier", mais d'un "industriel avec un vrai projet".

"Aujourd'hui, plaide le syndicat dans un communiqué, ce n'est pas d'un financier que l'on a besoin, mais d'un industriel avec un vrai projet pour le groupe mais aussi pour la filière".

"Si les pouvoirs publics considèrent que Doux est une pièce stratégique de la filière, soutient la CGT, alors ils doivent mobiliser, avec le FSI (le Fonds stratégique d'investissement, NDLR) par exemple, des ressources pour assurer sa pérennité, sans passer par des +fonds de retournement+ au passé sulfureux, dont on sait que le seul objectif est de ressortir au plus tôt avec une plus value".

L'homme d'affaires Didier Calmels a annoncé son intention de prendre les deux tiers du capital du volailler Doux, permettant à l'entreprise de fortement réduire son endettement alors qu'elle se trouve en redressement judiciaire depuis près d'un an.

Ce spécialiste du retournement d'entreprise, agissant à travers sa holding Développement et Partenariat (D&P), va racheter les créances de la Barclays Bank, premier créancier du groupe avec quelque 150 millions d'euros (intérêts échus compris), a assuré mardi Régis Valliot, administrateur judiciaire de Doux.

Cette créance serait ensuite convertie en actions, ce qui conférerait à D&P les deux-tiers du groupe.

Pour la CGT, la liquidation judiciaire, prononcée mi-mai, de l'abattoir de Doux à Pleucadeuc (Morbihan), qui emploie 147 personnes, avait un but: " il fallait faire place nette pour le +sauveur+", analyse le syndicat qui rappelle que plus de 1.000 emplois ont été supprimés dans le groupe depuis un an, et que seuls "environ 200 salariés ont retrouvé un emploi", dont "seulement 18 en CDI".

Le communiqué du syndicat intervient alors que le tribunal de commerce de Quimper doit rendre ce jeudi sa décision sur une éventuelle prolongation de la période d'observation du volailler, en redressement judiciaire depuis près d'un an.

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