Propos sur l'Occupation : décision le 19 juin sur le pourvoi de Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen (assis) au Palais de Justice de Paris, le 13 janvier 2004 [Joel Robine / AFP/Archives] Jean-Marie Le Pen (assis) au Palais de Justice de Paris, le 13 janvier 2004 [Joel Robine / AFP/Archives]

La Cour de cassation dira le 19 juin si elle confirme ou non la condamnation du président d'honneur du FN Jean-Marie Le Pen pour contestation de crime contre l'humanité prononcée en raison de ses propos sur l'Occupation, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

La chambre criminelle de la Cour de cassation a examiné jeudi le pourvoi de M. Le Pen, condamné le 16 février 2012 à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris.

Dans son avis, l'avocat général préconisait le rejet du pourvoi de l'ancien leader frontiste, ainsi que de ceux d'associations parties civiles, selon son avocat.

En janvier 2005, M. Le Pen avait notamment déclaré dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol: "En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés."

Il avait également présenté une version jugée choquante du massacre d'Ascq (Nord), perpétré dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, et durant lequel 86 Français avaient été fusillés en représailles après le déraillement d'un train allemand.

Le 8 février 2008, le tribunal correctionnel de Paris avait déclaré l'ancien président du Front national coupable d'"apologie de crimes de guerre" et de "contestation de crime contre l'humanité".

Le 21 janvier 2009, la cour d'appel de Paris avait confirmé la condamnation de M. Le Pen pour "contestation de crime contre l'humanité".

Elle l'avait toutefois relaxé d'"apologie de crime de guerre" sur le dossier d'Ascq et avait jugé certaines parties civiles irrecevables à agir. En revanche, elle avait confirmé intégralement les peines d'amende et de prison.

M. Le Pen et les associations déboutées s'étaient pourvues en cassation.

Le 27 avril 2011, la Cour de cassation avait confirmé la relaxe de M. Le Pen pour les faits d'apologie de crime de guerre, mais avait annulé le reste. Le dossier avait donc été rejugé, aboutissant à l'arrêt de la cour d'appel attaqué jeudi devant la Cour de cassation.

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