L'ex-manager des 2Be3 condamné à 6 ans de prison

Fronton du palais de justice de Paris [Jacques Demarthon / AFP] Fronton du palais de justice de Paris [Jacques Demarthon / AFP]

L'ancien manager des 2Be3 Louis-David Pardau, 45 ans, a été condamné vendredi à six ans de prison par le cour d'assises de Paris pour tentative de viol d'un professeur de remise en forme en novembre 2010.

Bien qu'il conteste les faits, il ne fera pas appel, selon son avocat, Me Thierry Sagardoytho. Après 30 mois de détention provisoire et avec les remises de peine, il devrait pouvoir sortir de prison prochainement.

La victime, ancien champion de kung-fu et ancien mannequin, avait fait la connaissance de M. Pardo par l'intermédiaire d'amis.

Le 11 novembre 2010, le jeune homme, "passionné de musique", qui avait même déjà enregistré quelques chansons, s'était rendu dans l'appartement où séjournait l'accusé pour évoquer un projet musical.

Après le dîner, fait de pâtes dont le goût amer l'avait étonné, il s'était senti mal, ne gardant que des souvenirs parcellaires de la soirée.

Il s'était néanmoins rappelé qu'alors qu'un troisième convive avait quitté l'appartement, son hôte l'avait aidé à marcher jusqu'à la chambre, lui avait baissé son pantalon et son caleçon, et l'avait massé.

Il a affirmé que le manager, qui s'était occupé de la carrière des 2Be3 - un groupe s'étant fait connaître dans les années 1990 avec son tube "Partir un jour" et ayant vendu plusieurs millions de disques - et de Ricky Martin, lui avait glissé à l'oreille qu'il ferait de lui son "cinquième artiste".

Il avait ressenti une tentative de pénétration, sans apporter plus de précision à ce sujet.

Mais Me Thierry Sagardoytho, l'avocat de l'accusé, a souligné que la cour n'est pas en mesure d'établir comment cette tentative aurait eu lieu.

"Sur l'acte même reproché à Louis-David Pardau, il y a déjà un point d'interrogation majeur", a-t-il fait valoir.

Malade le lendemain matin, la victime avait fait des analyses comme sa petite amie le lui conseillait, qui avaient révélé la présence de benzodiazépines dans son corps. Il avait ensuite porté plainte.

Les expertises réalisées pendant l'enquête ont mis en évidence la présence de ce produit dans le restant de pâtes qui avait été retrouvé sur place par la police 48 heures plus tard.

Mais alors, pourquoi son client n'aurait-il pas jeté et fait "disparaître immédiatement" ces pâtes, a avancé Me Sagardoytho, expliquant que si l'accusé avait voulu soumettre chimiquement le professeur de sport, il aurait utilisé des somnifères, et non des anxiolytiques.

La présence de l'ADN de l'accusé sur le caleçon de la victime avait également été mise en évidence.

"La nouvelle reine des preuves !", a ironisé Me Sagardoytho, soulignant que "ce n'est pas du sperme qu'on a retrouvé" à cet endroit.

Vous aimerez aussi

Le tribunal correctionnel de Paris a décidé ce mardi que le procès aura lieu en décembre.
Procès Deux hommes jugés en décembre pour avoir usurpé l'identité d'Emmanuel Macron
Abattoir de Mauléon : le procès de la maltraitance animale
Procès Abattoir de Mauléon : six mois avec sursis requis contre l'ex-directeur
Justice Procès Pastor : «Je répondrai à toutes les questions», promet le gendre de la victime

Ailleurs sur le web

Derniers articles