Sommet social bloqué en Nouvelle-Calédonie

Une manifestation à Nouméa, le 22 août 2009 [Marc Le Chelard / AFP/Archives] Une manifestation à Nouméa, le 22 août 2009 [Marc Le Chelard / AFP/Archives]

Le sommet social chargé de trouver une issue à la grève générale contre la vie chère en Nouvelle-Calédonie a achoppé samedi soir (mi-journée à l'heure de Paris) sur la baisse des prix mais les partenaires ont décidé de reprendre leurs échanges dimanche.

"Les discussions sont très dures. On bloque sur le point principal qui est la baisse des prix immédiate. Si on ne trouve pas de solutions sur ce sujet, il n'y aura pas de possibilité pour nous d'arrêter cette grève générale", a déclaré à l'AFP, Didier Guénant-Jeanson, secrétaire général de l'Usoenc (affilié à la CFDT).

"On ne peut pas continuer dans ce pays à laisser tout augmenter car c'est devenu insupportable pour la grande majorité de la population", a-t-il ajouté.

Pendant sept heures samedi, sous l'égide du haut-commissaire de la République, Jean-Jacques Brot, les responsables politiques, les organisations patronales et l'intersyndicale contre la vie chère ont négocié pour tenter de sortir de la grève générale en cours depuis le 15 mai.

"Les organisations patronales ont mis sur la table des propositions. Il y a un approfondissement du travail qui est absolument nécessaire et on progresse", a déclaré M. Brot.

De son côté, le président du gouvernement, Harold Martin (droite), a indiqué que "la baisse des prix de 10%" demandée par l'intersyndicale était "extrêmement difficile à mettre en oeuvre".

Il a cependant souligné que les provinces avaient donné leur accord pour la prise en charge du coût des transports des marchandises hors de Nouméa. M. Martin a également fait part de ses craintes que cette crise "dégénère".

Sur le terrain, l'intersyndicale ne lâche pas la pression. Samedi, en raison du blocage des dépôts de carburant, quasiment toutes les stations service de Nouvelle-Calédonie étaient vides, tandis que les accès au port de Nouméa sont occupés par des militants depuis le début de la semaine.

Le haut-commissaire et le gouvernement ont demandé à l'intersyndicale, pendant la réunion de samedi, de faire lever un barrage à Poya, à 200 km au nord de Nouméa, où les tensions menaçaient de s'envenimer.

Des barrages filtrants sont par ailleurs érigés en plusieurs points sur les routes de l'intérieur, le trafic des compagnies aériennes régionale et internationale est fortement perturbé et les deux hypermarchés de Nouméa sont bloqués.

"Il n'y a pas eu dérapage jusqu'à maintenant. J'ai dit aux participants que nous étions dans une situation grave pour la vie économique", a déclaré Jean-Jacques Brot.

Outre la baisse des prix, les revendications de l'intersyndicale portent sur une réforme de la fiscalité, une plus grande transparence des prix des marchandises soumises à un maquis de taxes et un renforcement de la concurrence.

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