Goodyear : il vaut mieux se préparer au reclassement, selon Montebourg

Un salarié de Goodyear à Nanterre, en région parisienne, le 3 juin 2013 [Denis Charlet / AFP] Un salarié de Goodyear à Nanterre, en région parisienne, le 3 juin 2013 [Denis Charlet / AFP]

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a jugé prudent, faute de repreneur, de "se préparer dès maintenant" au reclassement des salariés de Goodyear d'Amiens-Nord, alors que la justice examine lundi la validité du plan de restructuration de l'usine.

"Il n'y a pas de repreneur aujourd'hui. S'il s'en présente un, et nous continuons à nous battre pour qu'il y en ait, eh bien nous ferons le travail", a-t-il déclaré sur BFMTV/RMC.

"Mais s'il n'y a pas de repreneur et qu'on est devant un plan social, il vaut mieux se préparer dès maintenant au reclassement des salariés", a-t-il immédiatement ajouté.

Arnaud Montebourg a préconisé le "dialogue entre partenaires sociaux" et appelé la direction à assouplir sa position pour permettre une reprise.

"Je demande à Goodyear de nous aider à assouplir les conditions dans lesquelles il est prêt à organiser la reprise, ça suppose quand un repreneur se présente, qu'on donne la possibilité d'utiliser le réseau de distribution", a expliqué le ministre.

"Nous avons eu quatre (repreneurs) qui sont repartis" parce que "les conditions strictes faites par Goodyear étaient trop exigeantes", a déploré le ministre. Il ne s'est pas prononcé sur la viabilité du site, que les salariés estiment toujours être viable.

"Il y a des choses qui sont mortes: l'activité de pneus de tourisme mais pour les pneus agricoles, il y a encore des outils de production" qui fonctionnent, a-t-il souligné.

La direction de Goodyear France a annoncé mardi ne pas avoir trouvé de repreneur pour son usine d'Amiens-Nord, ce qui devrait condamner le site et ses 1.173 emplois, même si les syndicats espèrent encore faire invalider le plan social par la justice.

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