Valls est arrivé en Corse

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le 30 mai 2013 dans le sud de la France [Nicolas Tucat / AFP/Archives] Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le 30 mai 2013 dans le sud de la France [Nicolas Tucat / AFP/Archives]

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls est arrivé lundi après-midi en Corse, entamant cette nouvelle visite par une étape à Bastia avant d'aborder un programme chargé à Ajaccio où il sera question de sécurité, d'institutions, d'économie, a constaté un correspondant de l'AFP.

Accueilli à l'hôtel de ville de Bastia par le maire (PRG) Emile Zuccarelli, le ministre s'est ensuite rendu dans les locaux du nouveau groupement de gendarmerie de Haute-Corse, qu'il devait inaugurer.

Manuel Valls entame une visite de deux jours dans un contexte tendu, marqué en fin de semaine par le onzième homicide de l'année dans l'île et de violents affrontements à Bastia (Haute-Corse) entre des militants nationalistes d'un syndicat étudiant et les forces de l'ordre.

Dès lundi soir il devait gagner Ajaccio pour une rencontre avec les représentants des associations de maires corses.

Mardi il aura une réunion avec les services de sécurité intérieure, puis il rencontrera les présidents des groupes politiques de l'Assemblée de Corse.

D'ores et déjà les élus autonomistes de Femu a Corsica (11 élus sur 51) ont annoncé le boycott de cette rencontre avec les groupes politiques de l'Assemblée, notamment pour protester contre les récents propos du ministre qui avait affirmé que la violence est "enracinée dans la culture" insulaire. Les indépendantistes de Corsica Libera (trois élus à l'Assemblée) devaient lundi soir tenir une conférence de presse pour se joindre à la protestation.

Pour cette visite, Manuel Valls est attendu notamment au plan institutionnel après le vote à la mi-mai de l'assemblée territoriale en faveur de la coofficialité de la langue corse et du français, une mesure ayant de grandes chances d'être jugée inconstitutionnelle.

À ce sujet, le ministre a déjà dit son opposition à toute évolution dans un entretien au quotidien régional Corse-Matin de lundi, en jugeant "pas concevable qu'il y ait sur une autre partie du territoire, une deuxième langue officielle".

Enfin il devrait aussi être question d'économie, avec la signature mardi de la troisième tranche de 537 millions d'euros du plan exceptionnel d'investissement (PEI).

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