Décès de l'ex-patron des RG Yves Bertrand

L'ancien directeur central des Renseignements généraux (RG) Yves Bertrand pose, le 21 janvier 2009 à Paris [Patrick Kovarik / AFP/Archives] L'ancien directeur central des Renseignements généraux (RG) Yves Bertrand pose, le 21 janvier 2009 à Paris [Patrick Kovarik / AFP/Archives]

L'ancien directeur des Renseignements généraux (RG) Yves Bertrand, 69 ans, réputé proche de Jacques Chirac, a été retrouvé mort lundi à son domicile parisien, a-t-on appris de sources concordantes.

Son corps a été découvert par sa concierge dans son appartement du VIIIe arrondissement, a précisé l'une de ces sources, qui n'étaient pas en mesure lundi soir de préciser les causes du décès.

Proche de l'ex-président de la République Jacques Chirac, il était entré dans la police en 1970 et était devenu en 1992 patron des Renseignements généraux, qu'il a dirigés pendant près de 12 ans, jusqu'en 2004, sous huit ministres de l'Intérieur.

Celui qui s'est toujours décrit comme un "démineur de la République" et un homme de l'ombre s'est rendu célèbre avec la publication dans la presse de ses fameux "carnets", ces manuscrits où il rapportait rumeurs et ragots de la Vème République.

Ces vingt-trois cahiers à spirale, couvrant les années 1998 à 2003, ont été publiés en 2008, après avoir été saisis dans le cadre de l'enquête Clearstream, alors qu'il avait quitté les RG.

Yves Bertrand y avait consigné tout au long de sa carrière nombre d'indiscrétions et de rumeurs des affaires politico-financières de la Vème République, la vie privée et publique du Tout-Paris et des hommes politiques.

Il était très en froid avec Nicolas Sarkozy qui l'a soupçonné d'avoir joué un rôle dans cette affaire Clearstream. L'ex-président de la République avait d'ailleurs porté plainte contre lui à la suite de la publication de certains passages de ses carnets le concernant.

Yves Bertrand s'était présenté comme une "victime" après la divulgation de ses carnets, des "brouillons" selon lui.

En 2011, il avait fait un pas vers le Front National en déclarant que Marine Le Pen était "quelqu'un de respectable", estimant qu'elle était "victime d'une diabolisation injuste et absurde à cause de son nom".

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