Près de 10% des médecins ont un diplôme étranger

Un médecin ausculte une patiente [Philippe Huguen / AFP/Archives] Un médecin ausculte une patiente [Philippe Huguen / AFP/Archives]

La France compte toujours plus de médecins diplômés à l'étranger qui pallient parfois le manque de professionnels dans certaines régions ou de spécialités, alors que globalement les effectifs de la profession se stabilisent, révèle mardi le Conseil de l'Ordre des médecins.

Au 1er janvier 2013, le Conseil (Cnom) a recensé 215.865 médecins actifs, soit 0,12% de moins qu'en 2012, selon la nouvelle édition de son atlas démographique publiée mardi.

"Globalement, les effectifs se stabilisent" car ils devraient progresser légèrement d'ici à 2018 (+0,5%), a souligné le docteur Patrick Romestaing, chargé de la démographie au Cnom, au cours d'une conférence de presse.

Le principal enseignement de cette nouvelle édition concerne les médecins ayant des diplômes étrangers, au nombre de 17.835 en activité régulière, soit 9% des effectifs.

Cette catégorie de professionnels a fortement augmenté ces dernières années, de 43% pendant la période 2008/2013. D'ici à 2018, le Cnom prévoit une nouvelle augmentation, d'environ 34%.

Toutes les régions enregistrent une hausse.

Contrairement à leurs homologues ayant un diplôme français, ces médecins sont majoritairement salariés (63,5% contre 43,1%). Nombre d'hôpitaux font appel à eux pour pallier le manque de professionnels dans certaines spécialités, comme la radiologie ou l'anesthésie.

Ils peuvent être de nationalité française : pour contourner le numerus clausus (quota d'étudiants admis à l'issue de la première année de médecine), nombre d'étudiants français obtiennent leurs diplômes en Belgique, Roumanie ou Bulgarie, a expliqué le président du Cnom Michel Legmann.

En 2012, près d'un quart des nouveaux inscrits au tableau de l'Ordre avait un diplôme obtenu hors de France (11,4% européen, 12,7% extra européen).

Les pays les plus représentés sont l'Algérie (22,2%), au premier rang, puis la Roumanie (17,7%) et la Belgique (8,9%).

 
 

Mais ces données ne tiennent pas compte d'"un nombre très important" de médecins étrangers exerçant dans les hôpitaux avec un statut d'attaché sans être inscrits au tableau de l'Ordre, a souligné M. Romestaing, ajoutant que le Cnom n'était pas en mesure de les "identifier clairement".

"Cela nous interpelle fortement car ces praticiens sont recrutés en toute illégalité pour remplir des postes vacants de médecins, souvent sous la pression d'élus locaux" qui veulent maintenir l'activité de leurs hôpitaux, a affirmé M. Legmann.

Problème : leurs diplômes ne sont pas contrôlés et leurs émoluments inférieurs à ceux des médecins français.

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