Il cachait des caméras dans les toilettes des femmes : six mois avec sursis

Un panneau indiquant les toilettes [Michal Cizek / AFP/Archives] Un panneau indiquant les toilettes [Michal Cizek / AFP/Archives]

Un homme qui dissimulait des mini-caméras dans les toilettes de femmes de plusieurs bars parisiens a été condamné mercredi à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris.

L'homme âgé de 36 ans avait été interpellé le 18 avril dans un bar du Xe arrondissement alors qu'il s'apprêtait à placer une mini-caméra dans les toilettes. Le soupçonnant d'être déjà à l'origine de faits similaires dans l'établissement, le gérant avait alerté la police.

Lors de la perquisition à son domicile dans le Val d'Oise, près de 80 enregistrements avaient été retrouvés, et l'homme, bagagiste à l'aéroport de Roissy, avait reconnu en garde à vue "un vice malsain" l'ayant poussé à placer des caméras à plusieurs reprises dans les toilettes de cinq bars parisiens des Xe, IIe et Ier arrondissements.

Les mini-caméras, des stylo-caméras "achetées pour 29 euros", étaient cachées dans des emballages de barres chocolatées, puis posées à même le sol ou dissimulées sous les lavabos des toilettes.

Devant la 10e chambre correctionnelle, l'homme "timide" et "introverti" selon ses déclarations aux policiers, a expliqué son geste par ses difficultés à nouer des relations avec les femmes.

"Ca m'est venu comme ça... J'étais vraiment pas bien il y a quelques années, cela jouait sur mes relations", a expliqué le trentenaire, célibataire. "Je regardais (les vidéos) dans des périodes où j'étais pas bien", a-t-il ajouté, avant de reconnaître du bout des lèvres, après plusieurs questions insistantes du président du tribunal, se servir des enregistrements "pour se masturber".

L'homme, sans casier judiciaire, a assuré n'avoir jamais cherché à diffuser ces images, notamment sur internet, et n'avoir agi que dans "un but personnel".

Le parquet avait requis quatre mois de prison avec sursis. "Il n'a pas besoin d'une peine de prison, mais d'apprendre la vie", avait plaidé son avocat, Me Yvon Veillet.

Vous aimerez aussi

Retour sur les grandes dates de l’affaire Vincent Lambert
Fin de vie Retour sur les grandes dates de l’affaire Vincent Lambert
Le maire LR de Levallois-Perret Patrick Balkany (g) et son avocat Eric Dupond-Moretti quittent le tribunal, le 13 mai 2019 à Paris [STRINGER / AFP]
Justice «Blanchiment», «corruption» : acte II du procès Balkany
Les parents du tétraplégique Vincent Lambert, son Pierre Pierre Lambert et sa mère Viviane Lambert, arrivant à l'hôpital à l'hôpital Sébastopol à Reims le 19 mai 2019  [FRANCOIS NASCIMBENI / AFP]
Justice Affaire Vincent Lambert : les parents ont de nouveau saisi la CEDH

Ailleurs sur le web

Derniers articles