L'homicide de Marseille "ne ressemble pas à un règlement de comptes"

Des policiers enquêtent à Marseille le 6 juin 2013 après le meurtre par balles d'un homme de 49 ans [Anne-Christine Poujoulat / AFP] Des policiers enquêtent à Marseille le 6 juin 2013 après le meurtre par balles d'un homme de 49 ans [Anne-Christine Poujoulat / AFP]

Toutes les hypothèses restent ouvertes après le meurtre d'un homme de 49 ans tué par balle mercredi soir dans les quartiers Nord de Marseille, a indiqué jeudi une source proche de l'enquête, pour qui l'homicide "ne ressemble pas à un règlement de comptes traditionnel".

La typologie du meurtre "ne ressemble pas à un règlement de comptes tel qu'ils sont traditionnellement pratiqués à Marseille", a indiqué cette source.

Mercredi, vers 22 heures, un homme de 49 ans a été tué d'un ou deux coups de fusil de chasse dans le bas du corps, chargé à la chevrotine, alors qu'il roulait à vélo, au rond-point de Foresta, dans le quartier Saint-Louis (XVe arrondissement).

Selon une source proche de l'enquête, deux hommes en scooter lui auraient tiré dessus dans cette zone isolée, située à proximité du centre commercial Grand Littoral.

La victime, Yacine B., était originaire de la cité sensible du Plan d'Aou. De source policière, cet homme "vivait de peu, ne roulait pas sur l'or" et "n'avait jamais attiré l'attention de la police, sous réserve de vérifications ultérieures".

L'arme utilisée, le profil de la victime, inconnu des services de police et avec un emploi, n'oriente pas les enquêteurs à privilégier la piste du règlement de comptes pour l'instant, précise la source proche de l'enquête pour qui "toutes les hypothèses restent ouvertes".

"Le meurtre s'est déroulé de manière un minimum organisée, dans un endroit désert à une heure tardive, mais ça n'est pas forcément lié à un quelconque trafic, compte tenu du profil de la victime", a expliqué par ailleurs une source judiciaire.

"Il n'y a pas trop de doute lorsqu'on est dans une cité avec kalachnikov et une victime qui a le profil de trafiquant", indique cette source qui n'exclut cependant pas la possibilité d'un règlement de comptes.

"Il n'y a pas de +règlements de comptes+ en droit, on l'associe au banditisme, c'est la définition la plus fréquente, mais on peut aussi régler ses comptes pour des raisons sentimentales, de vengeance ou autres", poursuit-elle. "C'est le travail d'investigation sur la victime qui va peut-être nous donner des pistes".

La source policière explique de son côté qu'il n'est "pas certain" qu'on ait voulu le tuer". L'homme a en effet été touché "à la fesse", un coup qui aurait pu ne pas être mortel.

 
 

"Une minorité de gens pensent qu'ils ont le droit de tuer les autres. (...) La République doit être dure et ferme" avec ceux-là, a jugé Mme Ghali, qui craint que Marseille ne "devienne le Chicago de la France".

Mme Ghali, également sénatrice, a grandi au Plan d'Aou, la cité sensible où la victime habitait et à proximité de laquelle s'est produit le drame.

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