Des personnes âgées victimes maltraitées à l'hôpital de Gisors

Une personne âgée dans une maison de repos, dans le sud de la France, en décembre 2011 [Eric Cabanis / AFP/Archives] Une personne âgée dans une maison de repos, dans le sud de la France, en décembre 2011 [Eric Cabanis / AFP/Archives]

Des personnes âgées hospitalisées dans le centre hospitalier de Gisors (Eure) ont été victimes de maltraitance de la part d'aides-soignantes, révèle Le Parisien/Aujourd'hui en France lundi.

Les faits signalés mi-mars dans l'unité de soins de longue durée de cet Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) sont suffisamment inquiétants pour que le défenseur des droits, alerté, y ait missionnée quatre personnes en avril, précise le quotidien.

L'agence régionale de santé (ARS) a été saisie et une enquête de gendarmerie est en cours, toujours de même source.

En mars, un proche d'une des aides-soignantes en cause dans cette histoire alerte la direction de l'hôpital. Sur place, les enquêteurs du défenseur retrouvent cinq photos de pensionnaires qui auraient prises fin 2009-début 2010, et qui sont attentatoires à la dignité de ces personnes, selon Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Tous les patients concernés sont soit très gravement handicapés, soit très âgés et souvent séniles. Tous sont placés sous tutelle.

La mission est remontée jusqu'à deux aides-soignantes, dont l'une trentenaire était clairement "la meneuse", raconte le journal.

"Pendant longtemps, l'équipe soignante, dans ce service, a fonctionné en totale autarcie", résume un enquêteur. "Il y a plus grave: un rapport rédigé en 2010 par un cadre de l'établissement, signalant sans équivoque des faits de maltraitance, était resté lettre morte", précise le quotidien.

L'actuelle direction -qui n'était pas en poste au moment des faits- a suspendu les agents incriminés.

Dans le rapport qu'il vient d'envoyer à la ministre chargés des personnes âgées Michèle Delaunay, le défenseur des droits recommande d'engager des poursuites disciplinaires, d'interdire aux aides-soignantes mises en cause d'être à l'avenir en contact avec des personnes vulnérables mais aussi qu'une réflexion soit conduite sur le management interne.

"Dans cet établissement comme ailleurs, nous seront d'autant plus vigilants qu'avec le vieillissement de la population, les personnes vulnérables vont progresser", rappelle le directeur santé du défenseur des droits, Loïc Ricour. Aujourd'hui déjà, la maltraitance, sur ces patients fragiles représente 25% de nos saisines."

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