Ayrault annonce la dissolution de groupes d'extrême droite

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée nationale, le 5 juin 2013 [Demarthon / AFP/Archives] Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée nationale, le 5 juin 2013 [Demarthon / AFP/Archives]

Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi à l'Assemblée nationale qu'il lançait une procédure pouvant aboutir à la dissolution du groupe d'extrême droite Troisième Voie et d'autres "groupements" de cette mouvance, près d'une semaine après la rixe qui a coûté la vie à Clément Méric.

"On n'avait pas le droit de brutaliser jusqu'à la mort" le militant anti-raciste, décédé le 6 juin à l'âge de 18 ans, a regretté le Premier ministre, lors de la séance des questions d'actualité.

"Le gouvernement est déterminé à agir (...) je fais toute confiance à la justice pour que les auteurs soient condamnés sévèrement", a ajouté Jean-Marc Ayrault, interrogé par la députée PS Patricia Adam.

Le Premier ministre a rappelé la procédure contradictoire lancée le week-end dernier contre les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), un groupe de 20 à 30 personnes qui constitue une sorte de service d'ordre de Troisième Voie.

Serge Ayoub, leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, le 8 juin 2013 dans un café parisien [Lionel Bonaventure / AFP]
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Serge Ayoub, leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, le 8 juin 2013 dans un café parisien
 

Jean-Marc Ayrault a ensuite précisé qu'une même procédure allait être engagée contre ce groupe, dirigé par le skinhead Serge Ayoub, alias "Batskin". Les personnes mises en examen après le décès de Clément Méric, dont l'auteur présumé des coups mortels, sont des sympathisants de ce groupe.

"La même phase contradictoire sera également engagée pour le groupe Troisième Voie et pour tous les groupes, associations et groupements d'extrême droite contraires aux valeurs et aux lois de la République", a annoncé le Premier ministre dans l'hémicycle.

"C'est à l'issue de cette procédure contradictoire, si elle s'avère à conduire à la dissolution, que le président de la République prendra un décret en Conseil des ministres", a-t-il ajouté.

La référence à des groupes "d'extrême droite" a entraîné des réactions sur les bancs de l'opposition, certains députés évoquant à haute voix les groupes d'extrême gauche. Jean-Marc Ayrault les a en retour invités à faire preuve d'"un peu de dignité".

 

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