La journée en un clin d'oeil

Le journaliste Hervé Ghesquière lors d'une émission de radio, le 13 juillet 2011 à Paris [Miguel Medina / AFP/Archives] Le journaliste Hervé Ghesquière lors d'une émission de radio, le 13 juillet 2011 à Paris [Miguel Medina / AFP/Archives]

Voici "La journée en un clin d'oeil", sélection par l'AFP d'informations du mardi 11 juin:

L'HOMME

Aux mains des talibans afghans pendant 547 jours, le journaliste Hervé Ghesquière doit encore affronter devant le tribunal correctionnel un ex-lieutenant-colonel et responsable de la communication de l'armée française à Kaboul, Jackie Fouquereau.

Ce dernier le poursuit en diffamation, lui reprochant de l'avoir qualifié de "lâche" pour avoir refusé de le rencontrer.

Dans son livre, paru à la mi-septembre, Hervé Ghesquière met en cause l'armée française, surtout son responsable presse en Afghanistan, coupable, selon lui, d'avoir "intoxiqué" l'Elysée et le gouvernement en leur affirmant que les journalistes cherchaient "à tout prix à rencontrer des talibans", ce qui avait causé leur perte.

"On ne se souvient pas que (d'autres) otages aient été traînés dans la boue pendant les trois premiers mois de leur détention", a dit Hervé Ghesquière.

A son retour, il a tenté - à plusieurs reprises mais en vain - de rencontrer l'officier, alors que les plus hauts responsables de l'armée et de l'Etat - y compris le président Nicolas Sarkozy - lui ont accordé "entre 50 minutes et trois heures" de leur temps.

L'ANNONCE

Un million d'articles de contrefaçon, saisis ces derniers mois par les douanes, ont été détruits dans toute la France dans le cadre d'une "première Journée nationale de destruction de contrefaçons".

En faisant cette annonce, la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a dénoncé un "mal très nuisible qu'il faut éliminer".

Reprenant peu ou prou les chiffres des entreprises, elle a affirmé que la contrefaçon engendrait un perte de six milliards d'euros de chiffre d'affaires, oubliant au passage que de nombreux amateurs de fausses Rolex ou de copies de sacs Hermès ne seraient jamais clients - faute de moyens - des produits originaux.

LE MOT

"Discriminatoire". C'est ainsi que de nombreux sénateurs, d'une moyenne d'âge plutôt élevée, ont qualifié la proposition de loi qui leur était soumise et qui vise à imposer une évaluation médicale aux conducteurs de plus de 70 ans.

"Nous devons lutter contre la discrimination à l'égard des seniors", a assuré Esther Benbassa (Ecologiste).

"Je rejoins Mme Benbassa sur le caractère discriminatoire de cette mesure", s'est exclamé Jean-René Lecerf (UMP).

"C'est une discrimination selon le revenu car certains n'ont pas les moyens de payer un taxi", a plaidé Pierre-Yves Collombat (RDSE, à majorité PRG).

"L'âge est-il une maladie?" s'est interrogée Virginie Klès (PS), pour qui on risque "d'aboutir à une perte brutale d'autonomie et d'indépendance des personnes âgées".

Selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Onisr), "la part de responsabilité dans les accidents avec atteinte corporelle augmente avec l'âge: 40,86% de 25 à 64 ans, 48,92% de 65 à 74 ans, 60,6% au-delà de 75 ans".

En Europe, de nombreux pays (Royaume-Uni, Espagne, Danemark, Finlande, Norvège, Hongrie, Pays-Bas...) imposent une visite médicale aux conducteurs âgés.

LA PHRASE

"Rendez les sous!" En tenue ou en civil, de la base ou officiers, les policiers ont demandé par le biais de deux syndicats à Claude Guéant de "rendre l'argent".

Lundi, le rapport des Inspections générales de l'administration (IGA) et de la police (IGPN), demandé par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, faisait état du versement mensuel de quelque 10.000 euros de prime d'enquête à M. Guéant, dir'cab du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, de 2002 à 2004.

Claude Guéant le 20 novembre 2011 à Paris [Fred Dufour / AFP/Archives]
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Claude Guéant le 20 novembre 2011 à Paris

Le syndicat national FO-centrale, première organisation au ministère de l'Intérieur, demande à M. Guéant de rendre ces importantes sommes d'argent pour qu'elles soient redistribuées équitablement à tous les agents du ministère".

Le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure, majoritaire chez les officiers de police, a fait la même demande.

L'Assemblée nationale débattra jeudi soir de ces primes, avec en arrière-plan, une question: leur versement s'est-il vraiment arrêté en 2004 ou s'est-il poursuivi jusqu'à l'élection de 2012?

LE CHIFFRE

Un, comme dans "une suspension à titre conservatoire": une mesure visant un professeur de mathématiques qui a diffusé un film d'horreur à ses élèves de 6e à Colombes (Hauts-de-Seine).

Lundi, comme cela se fait souvent en fin d'année, le prof propose à ses élèves du collège Jean-Baptiste Clément à Colombes (Hauts-de-Seine) de visionner un film. Un élève propose de regarder "Saw", un film d'horreur, et, contre toute attente, l'enseignant laisse faire.

Il a été immédiatement suspendu et une cellule d'écoute a été mise en place pour les enfants, qui ont aussi dû subir une allocution du chef d'établissement et deux heures de "libre parole" avec des médiateurs et des professeurs.

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