Tony Meilhon fait appel de sa condamnation

Portrait de Laetitia Perrais placardé sur un mur du tribunal de Nantes, le 5 juin 2013 [Jean-Francois Monier / AFP/Archives] Portrait de Laetitia Perrais placardé sur un mur du tribunal de Nantes, le 5 juin 2013 [Jean-Francois Monier / AFP/Archives]

Tony Meilhon, condamné le 5 juin à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de 22 ans de sûreté, assortie d'une demande de "rétention de sûreté", pour le meurtre de Lætitia Perrais en janvier 2011, va faire appel, a indiqué à l'AFP mardi son avocat, Me Fathi Benbrahim.

L'avocat s'est refusé à tout commentaire, indiquant seulement que l'appel serait déposé mercredi et qu'il ne serait sans doute pas examiné par la cour d'appel de Rennes avant un délai de 18 mois.

Au moment du prononcé de sa condamnation, l'accusé, qui avait lui-même réclamé une peine de réclusion à perpétuité pour la mort de cette jeune femme de 18 ans, bien qu'il affirme l'avoir involontairement tuée, avait juste dit "Merci", avant de quitter la salle.

Cette condamnation était conforme à ce qu'avait requis l'avocate générale, Florence Lecoq.

Me Benbrahim, en revanche, avait trouvé que la cour avait "tort" d'avoir prononcé une peine si lourde car, avait-il estimé, avec la demande de rétention de sûreté, "il s'agit de dire que quelqu'un sera détenu pendant 50 ou 60 ans..." "C'est réservé aux criminels en série qui tuent des enfants", avait-il dit.

La rétention de sûreté, une mesure adoptée en 2008, prévoit, si cela est demandé au moment de la condamnation, la réunion, à l'issue de la peine de prison, d'une commission de psychiatres chargés de déterminer la dangerosité de l'accusé et, le cas échéant, de décider son placement en établissement psychiatrique fermé.

Côté partie civile mardi, l'avocate de Jessica, la soeur jumelle de Lætitia Perrais, Me Cécile de Oliveira, indiquait attendre la confirmation du dépôt de l'appel auprès du greffe du TGI de Nantes avant de faire connaître sa réaction.

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