Verdict rendu dans l'affaire du RER D

La gare de Grigny en Essonne [Martin Bureau / AFP/Archives] La gare de Grigny en Essonne [Martin Bureau / AFP/Archives]

D'un an avec sursis à six mois ferme ont été requis mardi à l'encontre de onze adolescents jugés à huis clos devant le tribunal pour enfants d'Evry pour leur participation à une série d'attaques du RER D en gare de Grigny (Essonne), a-t-on appris auprès de leurs avocats.

Aucun mandat de dépôt n'a été requis, ont précisé les conseils de ces jeunes âgés de 15 à 17 ans, dont la plupart sont poursuivis pour l'attaque du RER du 16 mars, parfois décrite dans les médias comme une "attaque de diligence".

Certains jeunes doivent répondre de deux autres attaques de moindre ampleur commises les 13 et 15 mars.

Le parquet a demandé la relaxe pour l'un de ces jeunes au bénéfice du doute, ont indiqué plusieurs avocats.

Bien qu'elle n'ait fait que des blessés légers, l'attaque du RER D avait soulevé une vaste polémique sur l'insécurité dans les transports en Ile-de-France, généré nombre de réactions politiques et provoqué deux déplacements de Manuel Valls, longtemps élu de la circonscription voisine d'Evry également desservie par le RER D.

Les onze jeunes hommes jugés depuis lundi à Evry, dont trois ont moins de 16 ans, avaient été mis en examen le 29 mars. Ils sont poursuivis pour des faits de vols aggravés et d'associations de malfaiteurs. Quelques-uns le sont également pour recel.

Peu avant 23H00 le samedi 16 mars, une vingtaine de jeunes gens aux visages dissimulés derrière des écharpes ou des capuches avaient pris d'assaut, à la gare de Grigny, plusieurs rames d'un RER D en provenance de Paris. Ils avaient rançonné les passagers, contraints de leur remettre téléphones portables, portefeuilles et sacs à main. Certains avaient été frappés, mais il n'y avait pas eu de blessé grave.

Onze jours après les faits, une importante opération de police avait permis l'arrestation de 16 personnes de 14 à 18 ans, dont 13 mineurs. Au total, 19 avaient été placées en garde à vue dans cette affaire. Sept avaient été remises en liberté.

Parmi les 12 jeunes mis en cause, un seul est majeur. Jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d'Évry le 19 avril, le jeune homme, qui affirmait avoir passé la soirée à un concert, avait été relaxé. Le parquet a fait appel de cette décision. Il sera jugé le 25 septembre devant la cour d'appel de Paris.

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