Furosémide : enquête préliminaire ouverte

L'usine pharmaceutique Teva de Sens le 10 juin 2013 [Fred Dufour / AFP] L'usine pharmaceutique Teva de Sens le 10 juin 2013 [Fred Dufour / AFP]

Le parquet de Paris a ouvert mercredi une enquête préliminaire sur le mauvais conditionnement de boîtes du diurétique Furosémide qui pourrait être à l'origine de trois décès et de deux hospitalisations.

L'enquête est ouverte pour tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, mise en danger de la vie d'autrui et administration de substance nuisible.

Le pôle santé de Paris l'a confiée à l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) et à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN).

Le laboratoire Teva France a indiqué à l'AFP ne pas avoir encore pris de décision au sujet d'un éventuel dépôt de plainte.

L'inspection par l'Agence du médicament (ANSM) du site de cette filiale du groupe israélien Teva Pharmaceutical à Sens (Yonne), d'où sont sorties les boîtes dont certaines contenaient des cachets de somnifère Zopiclone au lieu du diurétique, a pris fin mardi soir sans qu'aucun dysfonctionnement n'ait été décelé, selon l'ANSM.

Un expert en pharmacie, le Pr François Chast (hôpital Cochin), a estimé lundi que la malveillance était "l'une des hypothèses possibles" pour expliquer la présence de ce somnifère dans des boîtes de diurétique.

Les comprimés de Furosémide proviennent de Hongrie et sont mis en plaquettes et en boîtes à Sens, tandis que le somnifère zopiclone provient d'Espagne, selon l'Agence du médicament.

Vous aimerez aussi

Des membres de la Croix Rouge guinéenne à Conakry, lors d'une campagne de sensibilisation aux dangers du virus Ebola, le 11 avril 2014 [Cellou Binani / AFP/Archives]
AfSud Guinée: l'épidémie de fièvre Ebola "sous contrôle"
santé Une Italienne enceinte des jumeaux d'une autre par erreur
Les présidents français François Hollande (c) et mexicain Enrique Pena Nieto (d), la ministre française de la Culture et la Communication Aurélie Filippetti (g) sur le site archéologique de Teotihuacan le 11 avril 2014, au Mexique [Alain Jocard / AFP]
Diplomatie Hollande souligne le retard à combler dans les relations avec le Mexique

Ailleurs sur le web

Derniers articles