La présidente de Virgin parle d'échec après la fermeture

Un magasin Virgin à Nice, le 12 juin 2013 [Jean-Christophe Magnenet / AFP] Un magasin Virgin à Nice, le 12 juin 2013 [Jean-Christophe Magnenet / AFP]

La présidente de Virgin Christine Mondollot a qualifié jeudi d'échec la fermeture de l'enseigne culturelle, qui a dû la veille baisser définitivement le rideau de ses 26 magasins pour raisons de sécurité, après l'occupation de quatre établissements par des salariés.

"Nous savions qu'un plan de continuation n'était pas possible mais nous avions de beaux emplacements, des gens talentueux... Nous pensions avoir un plan de cession avec des salariés qui puissent continuer à travailler même sous une autre enseigne. On a fait tous nos efforts, nous n'y sommes pas arrivés, c'est un échec", a déclaré Mme Mondollot sur l'antenne de RTL.

Selon la présidente de l'enseigne culturelle qui compte 960 salariés, "si on ne va pas asez vite pour changer le modèle économique, la sanction arrive". Or, "ça fait longtemps que Virgin perd de l'argent", a-t-elle reconnu.

Le tribunal de commerce de Paris doit examiner lundi la liquidation judiciaire de la chaîne, qui semble inévitable après le rejet de deux offres de reprise.

"Les repreneurs n'ont pas pu finir leurs dossiers car les bailleurs ont interdit les changements de contrats, de type baisse des loyers. Il y a des gens qui ont fait en sorte que les produits culturels dont Virgin aient du mal à rester dans des surfaces, qu'on préfère louer à des sociétés qui ont une bien meilleure marge", a-t-elle regretté.

Christine Mondollot a ensuite affirmé qu'elle s'occupe "de faire en sorte qu'il y ait le meilleur plan social, avec des formations". "Nous avons 8.000 euros par personne et nous allons mettre en place un site internet avec nos partenaires de la grande distribution pour que les salariés de Virgin puissent voir les offres de notre métier", a-t-elle affirmé.

Le plan social prévoit un budget de huit millions d'euros. Les salariés réclament 15 millions.

Depuis mardi soir, les magasins des Champs-Elysées et de Barbès à Paris, mais également ceux de Strasbourg et de Rouen, sont occupés par des salariés qui demandent de meilleures conditions de départ.

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