Bac 2013 : dernier week-end de révisions

Des élèves découvrent les résultats du baccalauréat, le 06 juillet 2012 au lycée Pasteur de Strasbourg. [Frederick Florin / AFP/Archives] Des élèves découvrent les résultats du baccalauréat, le 06 juillet 2012 au lycée Pasteur de Strasbourg. [Frederick Florin / AFP/Archives]

La traditionnelle épreuve de philo va donner lundi le coup d'envoi du baccalauréat, une session marquée par l'aboutissement des réformes entreprises sous le précédent gouvernement et de nouvelles mesures de lutte contre la fraude.

Les élèves du bac général disserteront en philo le matin, suivis, dans l'après-midi, par ceux du bac techno. Les candidats au bac pro, quant à eux, plancheront le matin sur l'épreuve de français.

Les épreuves écrites du bac se déroulent jusqu'à vendredi. Les candidats sauront le 5 juillet s'ils ont obtenu le diplôme du premier coup ou s'ils doivent passer l'oral de rattrapage, jusqu'au 10 juillet.

Au total, 664.709 élèves essaieront de décrocher le précieux sésame, dont la moitié (51%) au bac général, près d'un tiers (28%) au bac pro et un cinquième (21%) au bac techno.

"La force qu'est en train de prendre le bac professionnel est une bonne nouvelle car il permet une insertion directe sur le marché de l'emploi et la poursuite d'études supérieures" pour plus de 40% des bacheliers pro, s'est félicité Jean-Paul Delahaye, directeur général de l'enseignement scolaire (Dgesco).

Le nombre total des candidats a diminué de 5,45 % par rapport à 2012 du fait de la baisse du nombre des candidats au bac pro (-16,5%) car 2013 est la première année où il n'y a plus que des élèves issus du bac en trois ans. La session 2012 cumulait encore les formations en trois ans et en quatre ans. La réforme Darcos a fait passer de quatre à trois ans le cursus.

Le bac pro "doit rester un diplôme d'insertion professionnelle car il est un grand atout pour notre pays", a ajouté M. Delahaye. "On ne retournera pas au bac à quatre ans" mais des dispositifs, comme l'accompagnement personnalisé, seront renforcés pour permettre aux bacheliers pro de poursuivre des formations supérieures.

Ils ont en effet un taux de réussite à la licence en trois ans faible (2,7%), alors que plus du tiers des bacheliers généraux ont obtenu le diplôme trois ans après leur première inscription.

Un élève découvre les résultats du baccalauréat, le 6 juillet 2012 au lycée Lavoisier à Paris [Thomas Samson / AFP/Archives]
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Un élève découvre les résultats du baccalauréat, le 6 juillet 2012 au lycée Lavoisier à Paris
 

84,5% de réussite au bac l'an dernier

La session 2013 est aussi caractérisée par la réforme du lycée général et technologique arrivée cette année en terminale. Les modifications concernent notamment les épreuves dans de nouvelles disciplines suivant les séries (littérature étrangère en langue étrangère, informatique et sciences du numérique, sciences sociales et politiques... ), et les épreuves de langues vivantes dans certaines séries, provoquant parfois la confusion chez les enseignants et les élèves.

L'objectif de cette réforme était d'améliorer l'orientation et de rééquilibrer les séries, notamment au profit des littéraires (L), en perte de vitesse face aux scientifiques, bien que les bacheliers S ne poursuivent pas tous des études scientifiques. Le ministre Vincent Peillon estime qu'elle n'a pas réussi à rééquilibrer les filières.

Le taux de réussite au bac, qui était de 60,5% en 1960, est passé à 84,5% en 2012, en légère baisse par rapport à 2011.

En 2012, trois quarts (76,7%) des jeunes d'une génération ont obtenu le bac. Près d'un quart s'est orienté vers un CAP ou a décroché.

M. Delahaye a déploré de "très grandes inégalités" dans l'accès au bac et les "écarts insupportables de réussite selon les origines sociales".

"Trois catégories sociales aujourd'hui voient pour leurs enfants les chances d'obtenir le bac, quel qu'il soit, diminuer: ce sont les enfants d'inactifs, d'employés de service et d'ouvriers non qualifiés".

Comme l'an dernier, la lutte contre la fraude a été renforcée pour éviter que ne se reproduise la fuite du bac S qui avait ébranlé l'examen en 2011.

Une nouvelle polémique sur le coût exorbitant du bac et sa nécessaire réforme pour le simplifier est née. "Cette année encore, le baccalauréat sera commenté, questionné, critiqué... Flaubert disait, déjà, dans les années 1850, qu'il était de bon ton de +tonner contre+, dans son célèbre Dictionnaires des idées reçues", relève M. Peillon qui participe lundi à la "Fête de la philo" à la Sorbonne.

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