Incidents au tribunal d'Ajaccio : du sursis pour un avocat

Photo prise le 21 mai 2008 à Ajaccio de l'avocat Jean-Michel Mariaggi répondant aux journalistes [STEPHAN AGOSTINI / AFP/Archives] Photo prise le 21 mai 2008 à Ajaccio de l'avocat Jean-Michel Mariaggi répondant aux journalistes [STEPHAN AGOSTINI / AFP/Archives]

L'avocat Jean-Michel Mariaggi a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Marseille à trois mois de prison avec sursis pour outrages envers un policier et dégradation d'un bien d'utilité publique, lors d'incidents au tribunal d'Ajaccio en 2008.

Le conseil a en revanche été relaxé des poursuites de "résistance ou tumulte après expulsion de la salle d'audience ordonnée par le président du tribunal" d'Ajaccio.

Il a été condamné à verser 1.335 euros de réparation de préjudice, pour la dégradation d'un caméscope utilisé par un gendarme qui filmait l'évacuation de la salle par ses collègues.

Le 31 janvier 2008, alors que plusieurs militants du mouvement nationaliste corse Rinnovu venaient de comparaître pour avoir incendié des bureaux de l'Assemblée de Corse quinze jours auparavant, des incidents avaient éclaté.

Le rejet par le tribunal correctionnel d'Ajaccio de la demande de mise en liberté de deux militants, puis le placement en détention d'un troisième, avaient été accueillis par des cris de protestation et des insultes à l'adresse des magistrats. La salle d'audience, dans laquelle se trouvait une douzaine de gardes mobiles, avait été évacuée par les forces de l'ordre à la demande du président du tribunal.

Pour ce qui est de l'outrage, il s'agissait d'un échange avec un officier du commissariat d'Ajaccio, en date du 29 janvier 2008, Me Mariaggi accusant les policiers de ne pas l'avoir prévenu du placement en garde à vue d'un de ses clients.

A l'audience à Marseille le 17 mai, le conseil avait reconnu avoir traité son interlocuteur de "menteur", mais réfuté toute menace ou propos insultants.

Mardi soir, son avocat, Me Emmanuel Molina, a annoncé l'intention de son client de faire appel de cette décision.

"Il s'agit de la condamnation d'un avocat pour des actes relevant de sa fonction", a relevé Me Molina, pour qui cette condamnation "constitue un signal inquiétant pour tous ceux attachés au respect de l'institution judiciaire et à la justice".

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