Moines de Tibéhirine: les familles demandent l'aide de Hollande

Photo prise le 26 mai 1996 du monastère de Tibérihine dans l'Atlas algérien [ / AFP/Archives] Photo prise le 26 mai 1996 du monastère de Tibérihine dans l'Atlas algérien [ / AFP/Archives]

Les familles des moines de Tibéhirine réclament l'aide de François Hollande pour vaincre "la résistance des autorités algériennes" à collaborer avec la justice française qui enquête sur l'assassinat de leurs proches, dans une lettre révélée par Le Figaro paru mercredi.

Dans ce courrier rédigé par leur avocat Patrick Baudouin, les familles jugent "indispensable, pour continuer à progresser dans la recherche de la vérité, d'accomplir divers actes en Algérie" et demandent au président "d'intervenir à nouveau afin de lever les entraves apportées à la poursuite de l'instruction" du juge français Marc Trévidic.

Car, jugent-elles, "du côté algérien, il va sans dire qu'aucune action sérieuse n'a été entreprise pour faire la lumière sur ces assassinats".

Les proches des sept moines assassinés en mars 1996 réclament que puissent avoir lieu "certaines auditions" et "une autopsie des têtes des moines" comme le souhaite Marc Trévidic qui a demandé en décembre 2011 aux autorités algériennes à se rendre sur place.

Selon le courrier, "plus le temps passe, plus les chances s'amenuisent de pouvoir obtenir un résultat".

"Il n'est pas acceptable que perdure la résistance des autorités algériennes à une collaboration réelle et positive avec la justice française", regrette l'avocat des familles qui dénonce "le climat d'opacité maintenu" par Alger.

Me Baudouin avait déjà écrit à François Hollande en décembre, juste avant une visite d'Etat du président en Algérie.

Les sept moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé, situé près de Medea. Le Groupe islamique armée (GIA) de Djamel Zitouni, parfois soupçonné d'avoir été un agent infiltré des services algériens, avait revendiqué l'enlèvement et l'assassinat des religieux.

Les têtes des moines avaient été retrouvées le 30 mai au bord d'une route de montagne, mais leurs corps ne l'ont jamais été, soulevant l'hypothèse que cette absence de dépouille ait été destinée à masquer les causes de leur mort.

Après avoir suivi la thèse islamiste, l'enquête judiciaire s'est réorientée vers une bavure de l'armée algérienne depuis 2009 et le témoignage d'un ancien attaché de défense à l'ambassade de France à Alger.

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