Paris dans un tourbillon d'art contemporain cette semaine

Les artistes Cledat et Petitpierre exposent "La Parade Moderne" à la "galerie de l'évolution" au "Jardin des Plantes" à Paris, le 18 octobre 2013 [Jacques Demarthon / AFP] Les artistes Cledat et Petitpierre exposent "La Parade Moderne" à la "galerie de l'évolution" au "Jardin des Plantes" à Paris, le 18 octobre 2013 [Jacques Demarthon / AFP]

Mobilisation générale: à l'occasion de la semaine de la Foire internationale d'art contemporain (Fiac) à Paris, musées, fondations privées et maisons d'enchères rivalisent pour faire briller la capitale sur la scène artistique mondiale.

A quarante ans, cette foire qui sera inaugurée mercredi soir au Grand Palais et s'étend de plus en plus "hors les murs", peut s'appuyer sur une programmation d'art contemporain particulièrement riche cette semaine dans la capitale.

Autant d'aimants susceptibles d'attirer les collectionneurs, groupes de musées étrangers et autres VIP, "invités d'honneur" de la Fiac, qui ont accès librement à toute une série d'institutions culturelles pendant la foire.

Les vernissages se succèdent, à en avoir le tournis.

Les artistes Cledat et Petitpierre exposent "La Parade Moderne" à la "galerie de l'évolution" au "Jardin des Plantes" à Paris, le 18 octobre 2013 [Jacques Demarthon / AFP]
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Les artistes Cledat et Petitpierre exposent "La Parade Moderne" à la "galerie de l'évolution" au "Jardin des Plantes" à Paris, le 18 octobre 2013

Lundi soir, le Palais de Tokyo a dévoilé la remarquable production de Philippe Parreno, artiste français né en 1964. Une œuvre d'art totale, troublante, qui s'empare de l'ensemble des espaces du bâtiment.

Parreno orchestre son exposition selon la transcription pour piano de "Petrouchka" d'Igor Stravinsky. Interprétée par Mikhaïl Rudy, cette composition pilote l'exposition grâce à quatre pianos qui jouent tout seuls.

Intitulée "Anywhere, Anywhere, Out of the World", en référence aux vers du poète anglais Thomas Hood, cette exposition "automate" qui se tient jusqu'au 12 janvier évoque aussi le fantôme de Marilyn Monroe et montre Zinédine Zidane en action sur 17 écrans.

Moment émouvant: le personnage manga d'"Annlee", dont Philippe Parreno a acheté les droits avec l'artiste Pierre Huyghe en 1999 et qui prend vie grâce à une performance de Tino Sehgal. A tour de rôle, des petites filles récitent un texte comme des automates du futur.

Le sculpteur Welsh présente "Nijinski Hare" au Jardin des Plantes à Paris, le 18 octobre 2013 [Jacques Demarthon / AFP]
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Le sculpteur Welsh présente "Nijinski Hare" au Jardin des Plantes à Paris, le 18 octobre 2013

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti est sortie enchantée de cette "aventure, qui mobilise tous les sens en même temps". "C'est un beau moment de rayonnement pour les artistes français", a-t-elle confié mardi à des journalistes.

Modernités plurielles

Le musée national d'Art moderne a choisi lui-aussi lundi soir pour montrer le nouvel accrochage -assez révolutionnaire- d'une partie de ses collections sous le titre "Modernités plurielles. 1905-1970".

Au cinquième étage, le Centre Pompidou a substitué à la perspective habituelle, linéaire et centrée sur les mouvements européens, une histoire de l'art plurielle qui convoque plus de 1.000 œuvres de 400 artistes représentant 47 pays.

L'artiste Claire Morgan présente son œuvre "Diamond" au Jardin des Plantes à Paris, le 18 octobre 2013 [Jacques Demarthon / AFP]
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L'artiste Claire Morgan présente son œuvre "Diamond" au Jardin des Plantes à Paris, le 18 octobre 2013

Pour la première fois, tous les continents sont représentés. Ce qui permet d'organiser des rapprochements ou des confrontations entre artistes de différents pays.

Toujours lundi soir, le très influent marchand d'art américain Larry Gagosian inaugurait dans sa galerie la première exposition à Paris de l'artiste américain John Currin. Une peinture très figurative, aux thèmes érotiques. A des années lumière de Parreno.

Toujours véloce, le milliardaire François Pinault avait ouvert le bal dimanche soir avec une exposition "A triple tour" montrant une sélection d’œuvres de sa collection privée à la Conciergerie.

La Maison rouge, du collectionneur Antoine de Galbert, a choisi pour sa part de montrer l'étrange collection de David Walsh, homme d'affaires de Tasmanie qui a fait fortune dans les casinos. C'est lui qui a acheté en viager en 2009 à Christian Boltanski une vidéo filmant en continu l'atelier de l'artiste français et retransmise en direct dans une caverne en Tasmanie.

Quant à l'hôtel des ventes Drouot, il se fait "peindre" jeudi en direct par des artistes du street art (Miss. Tic notamment), la veille d'une vente d'art urbain organisée par la maison Digard. Les œuvres réalisées in situ seront vendues en mai.

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