Retraite chapeau : la presse salue la décision de Varin

Le président de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, le 25 novembre 2013 à Paris  [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives] Le président de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, le 25 novembre 2013 à Paris [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives]

La décision de Philippe Varin, président de PSA Peugeot Citroën, de renoncer mercredi aux 21 millions d'euros prévus pour sa retraite chapeau, est qualifiée de "sage et honorable" par les éditorialistes de la presse pour qui cette décision "s'imposait."

 

"En renonçant à sa retraite chapeau, Philippe Varin, a pris une sage décision. Elle s'imposait moralement même si rien ne l'imposait légalement", écrit Jacques Camus, dans la Montagne Centre-France, résumant la pensée de bon nombre de ses confrères.

"Sage décision", confirme Christophe Lucé pour Sud-Ouest. "La polémique est montée si fort que l’intéressé n’avait guère le choix, surtout au moment où le chômage, les plans sociaux, rendent le pays encore plus allergique aux inégalités", souligne l'éditorialiste.

"Devant le tollé soulevé par sa retraite chapeau, Philippe Varin a pris la seule décision qui s'imposait mais qui lui a été imposée: renoncer", relève Hervé Favre dans La Voix du Nord.

"Il a abdiqué. Il valait mieux battre en retraite. Tout à son honneur", note Yann Marec dans le Midi Libre.

Pour Jean-Francis Pécresse, dans Les Echos, "C’est une décision honorable. Le patron de PSA a vite pris ses responsabilités. Chapeau bas". "Le geste est rare et impose le respect", reconnaît Alain Dusart, dans l'Est Républicain.

"Philippe Varin n'avait pas vraiment le choix", constate pour sa part Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. "Il n'y avait rien qui puisse justifier un pont d'or de 21 Millions d'euros", juge-t-il.

"Qu'il soit récompensé de ses échecs de plusieurs millions d'euros, ne pouvait que susciter une indignation, la révolte des salariés Peugeot", assure Jean-Marcel Bouguereau de La République des Pyrénées.

D'autant assène Alain Dussart (Républicain Lorrain) que "Philippe Varin ne s'est pas révélé un gourou de l'automobile." Alors "comment faire accepter aux salariés une telle +prime à l'échec+" s'interroge Jacques Camus (La Montagne Centre-France).

Cette annonce "tombe mal, alors que le groupe automobile multiplie plans sociaux et fermetures de sites", estime Daniel Muraz, dans le Courrier Picard.

"Les grands patrons ont l’art de se mettre dans des situations impossibles", déplore Nicolas Beytout, dans L'Opinion. "Dans toute sa brutalité, l’affaire des 21 millions d'euros de retraite-chapeau est indéfendable", précise-t-il.

"Une polémique qui, pour avoir été courte, n'en laissera pas moins des traces dans la mémoire collective", prévient Philippe Waucampt, pour le Républicain Lorrain.

"En période de crise, où la rue frise l'apoplexie dès qu'on parle fiscalité, Philippe Varin a pris la seule décision qui s'imposait: la retraite", conclut Hervé Cannet, dans la Nouvelle République du Centre-Ouest.

 

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