Rude bataille pour les harengs au Carnaval de Dunkerque

Des personnes défilent à l'occasion du carnaval de Dunkerque le 2 mars 2014 [Philippe Huguen / AFP] Des personnes défilent à l'occasion du carnaval de Dunkerque le 2 mars 2014 [Philippe Huguen / AFP]

Des dizaines de milliers de personnes ont déambulé dimanche, déguisées, dans les rues de Dunkerque (Nord) lors du premier jour des "trois joyeuses" du Carnaval et se sont retrouvées devant l'hôtel de ville pour le célèbre lâcher de harengs.

Ce moment fort du Carnaval a débuté peu après 17H00 mais les "Libérez les harengs !" se font fait entendre de longues minutes auparavant.

La foule n'a cessé de grossir et la place était bien remplie au coup d'envoi, marqué par l'apparition du maire de la ville, Michel Delebarre (PS), sur le balcon de la mairie.

La pluie de harengs -près de 500 kilos, sous emballage plastique- depuis le balcon et les fenêtres a provoqué d'impressionnants mouvements de foule, dignes d'un concert punk, surtout dans les premiers rangs.

Des personnes participent au carnaval de Dunkerque le 2 mars 2014 [Philippe Huguen / AFP]
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Des personnes participent au carnaval de Dunkerque le 2 mars 2014
 

"Il faut réussir à jouer des coudes et des épaules", lâche Stéphane, qui vient chaque année de Toulouse pour participer au Carnaval et qui a réussi à attraper son premier hareng pour sa cinquième participation.

"C'est pire qu'un concert", assure son ami Cyril, originaire de Dunkerque. "Cela pousse bien, ce n'est pas étonnant qu'il y ait quelques chutes".

"Deux harengs ! Cela a été rude pour les avoir", assure Henri, interne en médecine à Lille et qui est en stage à Dunkerque pour six mois. "Je n'étais pas aux premiers rangs, je suis arrivé après la bataille...".

Six homards (pour la rime avec Michel Delebarre) en plastique ont également été lancés depuis le balcon. Les heureux élus peuvent les échanger contre des vrais à la poissonnerie mais peu le font, préférant les garder comme un trophée.

- Couleurs vives -

 

Des participants au Carnaval de Dunkerque le 2 mars 2014 [Philippe Huguen / AFP]
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Des participants au Carnaval de Dunkerque le 2 mars 2014
 

Avant le lâcher de harengs, les carnavaleux ont arpenté les rues, maquillés et affublés de vêtements sortis tout droit d'un vide-grenier, de chapeaux personnalisés avec badges ou plumes de faisans, de boas et d'ombrelles ou de parapluies.

Les couleurs sont vives, voire fluo. L'ambiance est festive et familiale. Les gens viennent boire un verre, ou plusieurs, chanter et se défouler.

"Je suis gardien d'immeuble et je vouvoie mes locataires mais au Carnaval je tutoie tout le monde !", assure Pascal, carnavaleux depuis 35 ans.

Lui et sa famille, tous déguisés en zèbre des pieds à la tête, essaient de "tout faire", c'est-à-dire d'aller aussi aux autres "bandes" (défilés derrière les musiciens) organisées dans la région de Dunkerque de janvier à avril.

Pourquoi le zèbre? "On a flashé sur le tissu", répond Emilie, surnommée "Mimi zèbre".

 
 

"C'était le sauveur de notre ville donc on se met à genoux pour chanter", affirme Pascal.

Les "trois joyeuses" correspondent aux trois derniers des sept jours gras, précédant l'entrée dans la période du Carême de 40 jours qui s'achève avec la fête de Pâques.

En raison de quelques incidents qui ont émaillé les festivités dans les autres villes, le dispositif de sécurité avait été renforcé dimanche, avec environ 200 agents de sécurité et policiers.

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