Electrosensible, elle se réfugie au sommet d'une grue

Une  femme s'affirmant électrosensible s'est réfugiée au sommet d'une grue à Antony afin de demander un relogement adapté à son état de santé [Ludovic Marin / AFP/Archives] Une  femme s'affirmant électrosensible s'est réfugiée au sommet d'une grue à Antony afin de demander un relogement adapté à son état de santé [Ludovic Marin / AFP/Archives]

Une femme s'affirmant électrosensible s'est réfugiée vendredi matin au sommet d'une grue à Antony (Hauts-de-Seine) afin de demander un relogement adapté à son état de santé, a-t-elle annoncé à l'AFP.

"Je n'en peux plus, j'arrive au bout, cela fait deux ans que je demande à être relogée en vain", a déclaré Horia Necili perchée à 50 mètres de haut depuis 7H00 du matin, alors que des policiers ont été déployés autour de la grue.

Agée de 58 ans, Mme Necili, qui dit ne pas supporter les ondes des télécommunications, habitait un HLM avant d'être relogée deux ans plus tard par la mairie, à sa demande.

Mais selon elle, ce nouvel appartement reste inadapté à cause de la présence de "nombreuses" sources d'électricité et ondes qui lui provoqueraient de violents maux de tête et acouphènes.

En juin le gouvernement a annoncé qu'il pourrait mettre en place une "surveillance sanitaire" autour de ce phénomène controversé de l'électrosensibilité.

L'agence de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en mai 2011 "les champs électromagnétiques de radiofréquences comme peut-être cancérogènes pour l'homme".

Une nocivité potentielle également pointée du doigt dans un récent rapport des chercheurs du groupe indépendant Bio Initiative, mais le débat scientifique est encore loin d'être tranché.

 

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