Baby-Loup devant la Cour de cassation

Les nouveaux locaux de la crèche Baby-Loup, à Conflans-Sainte-Honorine, le 3 juin 2014 Les nouveaux locaux de la crèche Baby-Loup, à Conflans-Sainte-Honorine, le 3 juin 2014.[[Estelle Emonet / AFP/Archives]]

C’est l’épilo­gue d’un feuilleton qui a commencé en 2008.

 

La crèche associative privée Baby-Loup, installée désormais à Conflans-Sainte-Honorine, doit connaître ce mercredi la décision de la Cour de cassation. La haute juridiction dira si elle confirme ou annule le licenciement en 2008 pour faute grave de Fatima Afif, une salariée voilée.

Un arrêt de mars 2013 de la chambre sociale de la Cour de cassation lui avait donné raison alors qu’elle avait été déboutée à deux reprises, estimant que «s’agissant d’une crèche privée», le licenciement constituait «une discrimination en raison des convictions religieuses» de l’ex-salariée.

Si la cour donnait tort à la crèche, sa survie – elle vit quasi exclusivement de subventions publiques – serait menacée. Fondée en 1991 dans un quartier pauvre et multiculturel, la crèche accueille des enfants de familles monoparentales et souvent défavorisées, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. 

 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles