Manifestation à Paris pour dénoncer les massacres commis par l'EI en Irak

Des manifestants à Paris à l'appel d'associations kurdes pour dénoncer les "massacres" commis par l'Etat islamique (EI) au Kurdistan irakien, le 9 août 2014  [Joel Saget / AFP] Des manifestants à Paris à l'appel d'associations kurdes pour dénoncer les "massacres" commis par l'Etat islamique (EI) au Kurdistan irakien, le 9 août 2014 [Joel Saget / AFP]

Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Paris à l'appel d'associations kurdes pour dénoncer les "massacres" commis par l'Etat islamique (EI) au Kurdistan irakien et appeler la communauté internationale à réagir, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les manifestants, un millier selon la police, s'étaient regroupés vers 18H (16H GMT) devant la gare de l'Est et ont ensuite défilé en direction de la place de Stalingrad, dans le nord de Paris, derrière une banderole dénonçant un "génocide" préparé par l'EI contre les Kurdes et la minorité Yazidi.

Le cortège était composé pour une grande partie de sympathisants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes de Turquie) venus avec leurs drapeaux et des portraits de leur dirigeant Abdullah Öcalan emprisonné en Turquie.

La manifestation était organisée à l'appel d'une "coordination nationale solidarité du Kurdistan" composée de diverses associations kurdes auxquelles s'étaient associés des partis d'extrême gauche français (Parti communiste, NPA) et le MRAP (mouvement antiraciste).

"Toute la région autonome du Kurdistan est menacée par la poursuite de l’avancée des jihadistes vers Erbil, capitale de cette région. Toute la plaine de Ninive est en feu et toutes les communautés qui y vivent en harmonie et en paix sont menacées", a souligné un communiqué de la coordination.

"Aujourd'hui, il y a urgence à ce que notre pays et la communauté internationale apportent son soutien politique ainsi qu'une aide humanitaire et logistique à toutes les forces kurdes qui combattent la barbarie et l'obscurantisme d'un autre âge", ajoute-t-il, précisant que des combattants kurdes de Syrie et Turquie sont allés prêter main forte aux Peshmergas d'Irak.

Lors de cet échange, qui suivait un entretien des deux hommes jeudi, le chef de l’Etat "a réaffirmé la volonté de la France de se tenir aux côtés des populations civiles victimes des exactions continues de l’Etat islamique", a précisé la présidence dans un communiqué.

Londres annonçait également l'envoi imminente d'une aide humanitaire aux populations menacées par l'avancéee des jihadistes en Irak, en parallèle aux frappes aériennes américaines.

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