Mistral: la Russie ne paiera qu'à la réception du 2e bâtiment

Le navire de guerre Vladivostok, un porte-hélicoptère Mistral commandé par la Russie, à Saint-Nazaire le 5 mars 2014 [Frank Perry / AFP/Archives] Le navire de guerre Vladivostok, un porte-hélicoptère Mistral commandé par la Russie, à Saint-Nazaire le 5 mars 2014 [Frank Perry / AFP/Archives]

Moscou paiera la France uniquement lorsque cette dernière aura livré le deuxième porte-hélicoptère Mistral, alors que Paris en conditionne la livraison à "l'attitude de la Russie" dans la crise ukrainienne, a annoncé Rosoboronexport, le groupe public d'armement russe.

"Le paiement final, en accord avec le contrat signé, sera fait en novembre 2015 après la livraison du second navire", a indiqué le directeur du groupe, Anatoli Issaïkine, dans une interview à l'agence russe Itar-Tass.

Fin juillet, le président français François Hollande avait assuré que le premier bâtiment serait livré comme prévu en octobre 2014, tandis que la livraison du 2e bâtiment dépendrait "de l'attitude de la Russie".

La Russie, l'un des plus grands importateurs de matériel militaire et de technologies, a signé en 2011 un contrat officialisant l'achat à la France de deux navires de guerre Mistral pour 1,2 milliard d'euros.

Mais la crise en Ukraine, qui a plongé Occidentaux et Russes dans leur plus grave confrontation depuis la fin de la Guerre froide, a mis Paris en porte-à-faux face à ses partenaires occidentaux: les Etats-Unis ont qualifié la livraison des Mistral de "totalement inappropriée", et l'Union européenne a lancé début août une troisième salve de sanctions, cette fois visant le coeur de l'économie russe.

Pour le président russe Vladimir Poutine, Washington fait du "chantage" à la France afin qu'elle ne remplisse pas ses obligations contractuelles envers Moscou. La Russie a averti la France qu'elle "fera valoir ses droits jusqu'au bout" en cas de rupture du contrat.

Fin juillet, Vladimir Poutine avait annoncé vouloir réduire les importations militaires européennes et assuré que la Russie était "tout à fait" capable de produire tout ce dont le pays avait besoin.

À suivre aussi

Espionnage La DGSI lance une grande opération de recrutement
Le logo de l'OTAN sur le pupitre du secrétaire général Jens Stoltenberg, lors d'une conférence de presse le 23 octobre 2019 à Bruxelles [Aris OIKONOMOU / AFP]
International Emmanuel Macron juge l'Otan en état de «mort cérébrale»
Le commandement de cyberdéfense s'installe à Rennes
Ille-et-Vilaine Le commandement de cyberdéfense s'installe à Rennes

Ailleurs sur le web

Derniers articles