Meuse : un loup tue un jeune bovin

Un loup a tué un veau et blessé une vache dans la nuit de dimanche à lundi dans un enclos en Meuse, selon leur propriétaire, une première qui suscite déjà la colère des éleveurs d'ovins dans le département [Patrick Pleul / DPA/AFP/Archives] Un loup a tué un veau et blessé une vache dans la nuit de dimanche à lundi dans un enclos en Meuse, selon leur propriétaire, une première qui suscite déjà la colère des éleveurs d'ovins dans le département [Patrick Pleul / DPA/AFP/Archives]

Un loup a tué un veau et blessé une vache dans la nuit de dimanche à lundi dans un enclos en Meuse, selon leur propriétaire, une première pour le prédateur qui suscite déjà la colère des éleveurs d'ovins dans le département.

"J'ai retrouvé le veau ce matin mort, et la vache, sa mère, a été attaquée au-dessus du mufle. A mon avis elle a voulu défendre son petit" né deux jours plus tôt, a déclaré à l'AFP Benoît Boulanger, éleveur à Courcelles-sur-Aire (Meuse).

Le veau de 55 kilos a été retrouvé égorgé, éventré, et la cuisse et le dos partiellement dévorés, selon M. Boulanger.

"C'est la première fois" qu'un loup s'attaque à un bovin dans le département, a-t-il ajouté, évaluant sa perte à 1.500 euros.

"Cela devient catastrophique cette affaire là" parce que la période de vêlage, celle des naissances, s'apprête à commencer, s'est-il inquiété.

Les éleveurs meusiens sont de plus en plus remontés contre le loup, qui a tué quelque 70 ovins pour autant de blessés depuis octobre 2013 dans le département. Certains vont jusqu'à monter la garde la nuit pour veiller sur leurs troupeaux.

En mai la préfecture de la Meuse a autorisé plusieurs éleveurs d'ovins à procéder à des tirs de défense contre le prédateur.

Cependant cette mesure "n'est pas faisable" car les tirs sont permis dans des circonstances très restrictives, a estimé lundi le président du Conseil général de la Meuse, Christian Namy (UDI), qui réclame depuis début août l'autorisation d'organiser des battues pour abattre le ou les loups qui rôdent dans son département.

Jusqu'à présent ses demandes envoyées à la ministre de l'Environnement Ségolène Royal, au ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve sont restées sans réponse.

"Les éleveurs sont à bout de nerfs et je crains un drame humain et économique", a averti M. Namy dans un nouveau courrier envoyé lundi aux trois ministres.

"Si une réponse n'est pas apportée dans les meilleurs délais, les éleveurs prendront eux-mêmes le dossier à bras le corps et croyez-moi, je serai avec eux", a-t-il encore prévenu.

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