Violences conjugales: le téléphone "grand danger" généralisé

Plus de 500 téléphones d'alerte pour les femmes en grand danger, victimes de violences au sein du couple ou de viols, vont être déployés dès septembre sur l'ensemble du territoire [Christof Stache / AFP/Archives] Plus de 500 téléphones d'alerte pour les femmes en grand danger, victimes de violences au sein du couple ou de viols, vont être déployés dès septembre sur l'ensemble du territoire [Christof Stache / AFP/Archives]

Plus de 500 téléphones d'alerte pour les femmes en grand danger, victimes de violences au sein du couple ou de viols, vont être déployés dès septembre sur l'ensemble du territoire, a annoncé vendredi le gouvernement.

"Expérimenté dans 13 départements, pour des femmes victimes de violences conjugales (à ce jour, 157 téléphones sont déployés sur le territoire national et 304 personnes en ont bénéficié), ce dispositif de téléprotection a prouvé son efficacité", affirment Christiane Taubira (Justice), Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Najat Vallaud-Belkacem (Droits des femmes) dans un communiqué.

Accordé par le procureur de la République après évaluation du danger encouru par la femme victime de violences, "le téléphone d’alerte permet de garantir à la victime une intervention rapide des forces de sécurité, en cas de grave danger et donc avant la commission de nouveaux faits de violences", expliquent-ils.

Le "téléphone" permet de mettre en relation en appuyant sur une simple touche une victime potentielle avec un professionnel de la lutte contre ces violences.

"Ce dispositif a permis de sauver des vies, d’interpeller et de sanctionner les auteurs. Il repose également sur un accompagnement global de la victime (...) qui peut envisager de sortir du cycle de la violence et reprendre confiance en elle", est-il indiqué.

Ce téléphone d'alerte "constitue une des mesures prioritaires du 4ème plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes", soulignent les ministres. Les conditions de sa généralisation et de son extension aux femmes victimes de viol en grave danger ont été définies par la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

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