La démission du gouvernement n'aide pas à apaiser l'école, regrette un syndicat

Benoît Hamon le 24 août 2014 à Frangy-en-Bresse [Jeff Pachoud / AFP] Benoît Hamon le 24 août 2014 à Frangy-en-Bresse [Jeff Pachoud / AFP]

La démission du gouvernement, qui laisse planer le doute sur un maintien du ministre de l'Education nationale Benoît Hamon à une semaine de la rentrée, n'aide pas à ramener "l'apaisement dont l'école a besoin", a regretté lundi Sébastien Sihr, du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire.

"Ce ne sont pas les meilleures conditions pour préparer la rentrée", a-t-il estimé lors de la conférence de rentrée du syndicat, qui a coïncidé avec l'annonce de la démission du gouvernement.

"J'attends de savoir ce que le Premier ministre va décider demain (mardi)", "ce qui se passe aujourd'hui au sein du gouvernement n'est pas de nature à ramener l'apaisement et la sérénité dont l'école et notre société ont besoin", a-t-il regretté.

"L'école est devenue un terrain de jeu d'instrumentalisation politique autour des ABCD de l'égalité, des rythmes scolaires. On voit bien qu'il y a une véritable nervosité, tension, avec des annonces intempestives", a ajouté M. Sihr.

La démission du gouvernement est intervenue après un week-end agité par les déclarations anti-austérité du ministre de l'Economie Arnaud Montebourg au Monde et ensuite depuis son fief électoral de Frangy-en-Bresse, où il était accompagné par Benoît Hamon.

Cette rentrée scolaire représente un "moment charnière de la priorité au primaire", a estimé M. Sihr, avec notamment la généralisation de la réforme des rythmes scolaires et le début de la refonte de l'éducation prioritaire.

Tous les élèves des écoles publiques "vont goûter aux nouveau rythmes, nous avons des inquiétudes assez importantes, notamment sur les premières semaines", a-t-il indiqué.

"Cette réforme depuis le début a été mal pensée, mal préparée, peu financée", a réitéré M. Sihr, dont le syndicat a été en pointe dans la contestation de la réforme. Il a réclamé une cellule à laquelle les directeurs d'école pourraient s'adresser en cas de difficulté.

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